Ayachi Brahim

 
   
   

L'un des premiers responsables de l’opération d’El Alia en compagnie de sept autres Moudjahiddines : Youcef Bouhadja, Ali Bouhadja,  Amira Ammar, Tachi Chraiet, Ouichaoui Brahim Khezzouz Mohamed et Mokrane Mohamed.

   
   

 

 « Nous savions que les responsables de la wilaya II avaient décidé d’une opération après la réunion du Zamane. Mais personne ne savait ce qui allait se passer, ni ou ni comment. On nous a juste demandé de nous préparer en collectant les armes et en préparant les habitants de la région. Il nous fallait aussi nous occuper des collaborateurs et des informateurs de l’occupant, ce qu’on a fait à El Alia »

« notre mission essentielle était de collecter les explosifs utilisés dans la mines. L’ordre était clair : ramenez autant d’explosif et ne revenez pas les mains vides même si vous auriez à y laisser des plumes. Contrairement à ce qui se raconte notre objectif n’était pas de tuer les européens. On ne devrait tirer que sur ceux qui portaient des armes.»

« Écoutez, croyez moi, nous disposions de beaucoup d’explosif et nous aurions pu faire un grand carnage, mais nous ne l’avons pas fait. On dit que nous nous sommes attaqué aux innocents, c’est faux. Il y avait beaucoup de civils isolés ce jour là et ils représentaient une proie facile. Nous aurions pu les tuer tous, mais on ne l’a pas fait. Je peux vous citer des noms et s’ils sont encore vivants ils auront à témoigner s’ils le désirent. Il y avait un agriculteurs qu’on appelait El Malti ( le maltais) un colons qui avait 5 Ha d’arboriculture. Le chef de station de pompage avec ses enfants était dans leurs maisons, seuls. A Fil Fila il y avait le directeur d’école, Raoul sa femme sa belle mère et ses deux enfants, Bernard et Claudette. Il y à aussi le chef mineur un espagnole dénommé Cristobal avec sa femme et ses deux filles. Le chef cotonnier sa femme et sa fille. Vers l’est vivait en pleine foret George Cortes sa femme et 3 enfants. A Oum El Ouard, il y avait un contre maître forestier avec sa femme juive et nous ne les avons pas inquiété. On n’était même pas raciste. Tout ceux que je viens de vous nommer étaient sans défense et nous aurions facilement pu les liquider mais on ne l’a pas fait, alors de grâce qu’on arrête de nous indexer d’assassins, parce que nous n’étions que des révolutionnaires aux ordre de la nation ».