24 JANVIER 2008
M. Remini, PDG de Naftec, a installé hier à Skikda Berrouague Mohamed dans ses nouvelles fonctions en tant que nouveau patron de la raffinerie de Skikda (RAIK) en remplacement de M. Benchouia. Ce dernier occupera désormais le poste de directeur général adjoint de Naftec. La nomination de M. Berrouague n’est en fait qu’un juste retour aux sources puisqu’il avait occupé dans le passé le poste de chef de département production de la raffinerie de Skikda avant d’être désigné à la tête de la raffinerie d’Alger. La cérémonie d’installation du nouveau responsable de la RAIK s’est déroulée en présence des cadres du raffinage et du syndicat national. Le PDG de Naftec a tenu à cette occasion à rendre hommage à M. Benchouia pour avoir permis à la raffinerie de Skikda de remonter la pente tout en souhaitant au nouveau directeur de réussir dans ses nouvelles fonctions.
Quatre agents de caisse et trois receveurs des douanes ont été présentés avant-hier au tribunal de Skikda. L’un des caissiers a été mis en détention préventive et les trois autres ont été remis en liberté provisoire. Les receveurs auront à comparaître en citation directe. Telle était la sentence prononcée par le parquet de Skikda lors de son instruction de l’affaire qui sera jugée ultérieurement, en attendant la poursuite de l’instruction. Des sources sûres, sous réserve de la poursuite des investigations, affirment que les griefs retenus contre certains prévenus sont en relation avec le fait d’avoir accepté l’établissement de quatre chèques sans provision d’une valeur globale de 5 milliards de centimes par un importateur lui permettant ainsi de disposer de sa marchandise. Les mêmes sources précisent cependant que l’importateur s’est par la suite acquitté de la totalité de ses redevances, ce qui n’empêchera pas la justice d’ouvrir une instruction pour délimiter les responsabilités des services douaniers.
22 JANVIER 2008
GREVE DES LYCEENS
Au moment où les lycéens au chef-lieu de wilaya continuaient le carrousel protestataire entamé samedi, les grandes agglomérations de Skikda ont subitement pris le relais hier, donnant ainsi au mouvement de grève une dimension beaucoup plus importante. Que ce soit à Collo, à El Harrouche ou à Azzaba, les lycéens ont préféré quitter leurs bancs de classes pour investir la rue. A Collo, ce sont finalement les élèves du lycée Boukikaz, un des quatre établissements de la ville, situé en plein centre-ville qui ont donné l’amorce en refusant hier de rejoindre leurs classes. Ils ont même tenté de forcer la main aux élèves du lycée Bounour en tenant un sit-in devant les lieux sans parvenir pour autant à dissuader les responsables de Bounour d’ouvrir les portails. A El Harrouche, la protestation lycéenne a été plus importante, puisque les élèves des trois lycées Kawakibi, Boustil et Zighoud Youcef ont plus ou moins adhéré au mot d’ordre. Le même scénario a eu lieu à Azzaba où le mouvement a pratiquement concerné l’ensemble des trois lycées de la ville.
Dix-sept harraga qui avaient embarqué clandestinement à partir du port d’Alger, il y a plus d’une semaine, ont été débarqués hier au port de Skikda et présentés le soir même à la justice. Selon des sources portuaires, les dix-sept jeunes resquilleurs s’étaient infiltrés dans trois conteneurs qui devaient êtres acheminés à Malte à bord du Fourk, un navire battant pavillon panaméen. Une fois arrivés à Malte, ils ne tarderont pas à se faire débusquer et rapatrier à bord du même navire et regagner le port de Skikda où ils ont été remis aux gardes-côtes.
Deux fillettes âgées de 10 et 13 ans ont été violées par leur enseignant dans un établissement du primaire à Kerkera, à l’ouest de la wilaya de Skikda. L’enseignant, interpellé il y a plus d’une semaine a été présenté hier au juge d’instruction près le tribunal de Collo et a été mis sous mandat dépôt. Des sources locales avancent que ce crime a été dévoilé par les parents d’une des fillettes qui, en se rendant compte des séquelles physiques subies par leur progéniture, se sont empressés de déposer plainte contre le violeur. La première fillette a par la suite rapporté aussi bien à ses parents qu’aux enquêteurs qu’une de ses camarades de classe subissait elle aussi le même sort, ce qui a été confirmé. Lors de son interrogatoire, l’enseignant a tenté de nier en bloc les accusations portées contre lui par les deux fillettes. Il aurait avancé, selon des sources proches des familles, qu’il n’avait à aucun moment touché ses deux élèves avant que l’expertise médicale ne vienne confirmer les deux viols.
21 JANVIER 2008
Les
essaims d’oliveraies qui occupent 47 % de la surface
arboricole de la wilaya de Skikda représentent un milieu
d’excellence à tous les paradoxes. D’une campagne à une
autre, l’olive locale continue de faire des siennes et de
confondre même les plus avertis des agriculteurs. Ainsi,
et contre toute attente, la production de la dernière
campagne (2007) n’a pas dépassé les 180 000 quintaux, très
en deçà de la production de l’année 2006 avec ses 206 000
quintaux et très loin derrière la superproduction de l’année
2004 qui avait atteint le record de 260 000 q. Etrangement,
et au moment où les productions vacillaient, les superficies
cultivées n’ont cessé de s’accroître. La superficie cultivée
a enregistré une percée de 51 % durant le seul dernier
quinquennat. Paradoxal, d’autant plus que les surfaces
occupées par le verger oléicole sont passées de 4540 Ha au
début des années 1990 à plus de 8500 Ha aujourd’hui.
Les ravages du bâton !
L’abondance relative du verger devait donc prédestiner la wilaya à une vocation oléicole beaucoup plus importante, du moins doper la production. Ceci est vrai dans la théorie. La réalité, et en dépit de tous les efforts, confine cependant la filière dans un traditionalisme très tenace, source de tous les paradoxes. Explications. Selon M. Daoud, cadre des services agricoles de la wilaya de Skikda, l’une des causes essentielles de cette discordance résulte en fait du mode de cueillette utilisé par les agriculteurs " En dépit de toutes les campagnes de sensibilisation, la cueillette par gaulage demeure la plus prisée à Skikda. C’est une méthode archaïque qui consiste à battre les fruits de l’olivier à l’aide d’un bâton " précisera t-il. Le gaulage, une pratique prohibée au niveau méditerranéen, continue de miner les oliveraies algériennes. Du moins celles se trouvant à Skikda. M Daoud ajoutera :" il faut savoir que cette pratique nuit non seulement à la récolte de la saison, mais étend ses méfaits au rendement de l’année d’après. En gaulant, on cause de grands tort aux jeunes pousses qui représentent l’essentiel de la prochaine récolte " Toujours selon lui, l’agriculteur pourrait doubler sa récolte :" on pourrait pratiquement récupérer plus de 50 % des pertes si on emploi d’autres procédés de cueillette ", a-t-il dit La pratique du gaulage, aussi présente soit-elle, n’est cependant pas un choix volontaire des agriculteurs locaux, mais plutôt un acte ancestral conditionné par les seules réalités du terrain. Plus de 70 des oliveraies de la wilaya de Skikda se confinent dans des zones montagneuses au relief très accidenté voir même inaccessible. Cette réalité empêche ainsi toute approche de mécanisation de la cueillette et le bâton demeure l’unique recours. A cette triste réalité est venu s’ajouter un autre fait tout aussi contraignant : l’âge du verger. On apprend à ce sujet que les oliviers dont l’âge se situe entre 40 et 100 ans occupent 41 % de la surface oléicole. Quant aux oléacées ayant dépassé les 100 ans, ils disposent tout de même de 27 % de la superficie. Ceci affaiblit le rendement du matériel végétal d’une part, et d’autre part il n’est pas sans conséquences directes sur l’entretien et la cueillette vue que ces arbres ont largement eu le temps pour se développer à la verticale.
L’olivier, ce noble marginal
Ajoutez à tout ceci le manque de respect de la conduite du verger (fertilisation, traitement….) et vous aurez un état des lieux des plus contraignants. Pour M Daoud, le remède immédiat reste bien sûr la taille de rajeunissement pour rendre les plants plus accessibles à la cueillette mais encore faut-il que les propriétaires de ces oléastres daignent manifester cette volonté. Car il reste à savoir qu’en dépit des aides proposées par l’Etat dans le cadre de plusieurs formules de soutien, la filière oléicole demeure le parent pauvre du développement agricole à Skikda. " Des 17 milliards de dinars de soutien dont a bénéficié l’agriculture locale, l’oléiculture n’en a puisé que 24 millions de dinars " précisera notre interlocuteur . Un montant presque insignifiant. Une partie de ce soutien a été consacrée à l’acquisition de 12 huileries, venues appuyer le parc de la transformation assez vieillissant. Le peu d’intérêt accordé à la filière se traduit aussi par les faibles plantations. Les 4 125 Ha plantées ont été en fait réalisées, globalement, dans le cadre des périmètres de concession de la GCA. Quant aux 994 EAC et 2932 EAI, elles préfèrent plutôt orienter leurs intérêts ailleurs. Seules quelques tentatives du privé ont été notées, mais cela demeure insuffisant. " Très insuffisant au vu des potentialités locales qui prédestinent pourtant notre wilaya à jouer un grand rôle dans la filière " dira M Daoud. Qu’on en juge : les conditions pédologiques propres à la wilaya jugées très favorables à ce genre de culture, l’avènement de la culture herbacée, une technique culturale qui permet au plant de produire au bout de sa deuxième année, alors qu’auparavant il fallait patienter plusieurs années pour cueillir ses premières olives. Et enfin, le soutien accordé par l’état. Ceci devrait en principe encourager les agriculteurs les plus réticents. Et l’avenir ? M. Daoud positive et avance :" c’est une filière qu’on peu développer encore " . Une action qui aura à se baser selon la monographie oléicole établie par les services agricoles sur " la conduite en extensif, la mise en culture des terres laissées en jachère, l’absorption des pacages et parcours en plaine et piémonts et la reconversion de certaines filières agricoles ". Le document propose également " des aides ou subventions incitatives au profit des prioritaires dans le cadre des investissements des fonds publics… ". En attendant, il reste à mentionner que le projet de labellisation de la gamme Gastu tarde encore à voir le jour. Cette gamme spécifique au biotope de la région de Bekkouche Lakhdar attend toujours qu’on daigne enfin lui accorder ses titres de noblesse au grand profit d’une région oléicole par excellence et aussi des propriétaires de cet olivier dont l’huile serait, à en croire les connaisseurs, d’une qualité gustative exceptionnelle
20 JANVIER 2008
Le maire de Skikda avait inscrit comme priorité, la réfection des routes. Il avait alors déclaré que l’APC allait s’atteler et dans les plus brefs délais à colmater, du moins, les nids-de poule qui peuplent les routes principales dans l’attente d’engager un programme beaucoup plus ambitieux.
Un
mois est vite passé et les routes gardent encore leurs
détériorations et autres fissures. Pis encore, les Allées du
20 Août 55, une artère principale de Skikda et une vitrine
indéniable de la cité, abritent à ce jour un immense
cratère. Une grande et dangereuse crevasse qui n’en finit
plus de fuir et de s’agrandir et de constituer un véritable
danger pour la circulation. On ne posera pas la question,
cette fois-ci sur l’origine de cette fuite ni sur les
responsables directes à qui incombe la réparation. Le
citoyen, piéton ou automobiliste, n’a pas besoin de se
perdre dans les sinuosités du « qui gère quoi » et de « qui
déclare quoi ». Non, il a juste besoin de voir ce grand
« gruyère » colmaté et ces eaux ruisselantes à longueur de
journée enfin asséchées. Ça se passe aux Allées tout de même
et aucun responsable ne peut, et en aucun cas, dire qu’il
n’était pas au courant, à moins de conduire les yeux fermés.
Que la responsabilité directe de ce gâchis incombe à
l’Algérienne des eaux (ADE) ou à un autre organisme, l’APC
demeure tout de même le premier responsable de cette
situation. On n’évoquera pas le grand problème de
l’éclairage public, car Skikda s’est tellement habituée à
l’obscurité que la lumière risque de l’éblouir. Là aussi,
l’équipe communale avait promis d’inscrire ce manque dans
ses « urgences », mais l’intervention se fait encore
attendre. Et s’il est vrai que la nouvelle APC vient tout
juste de s’installer, il est tout aussi vrai que le fait de
remplacer les lampes grillées aux Arcades, aux Allées ou
dans d’autres endroits n’a nullement besoin d’études
techniques ni de temps, encore moins de réunions. Le service
technique communal dispose d’une pérennité qui lui permet de
pallier au moins l’essentiel. Les membres du nouvel exécutif
communal ont eu largement le temps de savourer leur victoire
et de déguster les petits fours des collations et autres
réceptions. Il leur reste maintenant à s’incruster dans la
vie de leur cité où ils semblent encore absents. Le cocotier
commence à se truffer et il y a vraiment urgence… à le
secouer !
15 JANVIER 2008
Abdelmalek Sellal à Skikda
Deux nouveaux barrages pour la wilaya
L’inscription de deux nouveaux barrages pour la
wilaya, le bon déroulement des 38 opérations sectorielles déjà
inscrites, une garantie pratique d’alimenter les populations au
quotidien et aussi un immense satisfecit quant aux avancées enregistrées
par le secteur dans une wilaya qui rimait, il y a quelques années
seulement, avec sécheresse, telle est la synthèse globale de la visite
effectuée hier par Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau,
dans la wilaya de Skikda.
Hormis les « remontrances » faites aux responsables de l’entreprise
chinoise en charge du projet de la future station d’épuration des eaux,
à qui il recommanda de reprendre les travaux sous quinzaine, en
accélérant la cadence, le ministre s’est montré très réjoui de la mue
que vit son secteur. Après la grande tournée qu’il a effectuée dans
différentes localités de la wilaya pour s’enquérir de l’avancement des
travaux de plusieurs chantiers, M. Sellal a assisté, en fin
d’après-midi, à un exposé relatif au schéma directeur de
l’assainissement de la ville de Skikda et de ses zones environnantes,
avant de se déplacer à Azzaba pour s’enquérir des travaux du projet de
transfert de l’AEP à partir du barrage de Zit M’ba vers les
agglomérations de l’est de la wilaya telles Essebt, Leghdir, Djendel… Un
projet qui devra autonomiser l’ensemble de la zone est de la wilaya. Le
ministre a par la suite eu des explications au sujet du lancement des
travaux de la deuxième phase du périmètre irrigué Zit M’ba dont la
grande partie, 6516 ha, est déjà opérationnelle. A relever que
Abdelmalek Sellal a vivement salué l’idée proposée par les autorités
locales permettant à la wilaya de bénéficier de deux nouveaux barrages,
l’un à Bouchtata et l’autre à Aïn Kechra. Il a donné son feu vert et les
deux ouvrages qui serviront à sécuriser les régions limitrophes auront
également un rôle préventif en constituant une solution adéquate aux
risques d’inondations qui pèsent et lourdement sur la région de Ramdane
Djamel. Les barrages qui viendront se greffer aux quatre barrages de la
wilaya déjà existants auront une capacité globale de 43 millions de
mètres cubes.
14 JANVIER 2008
PRIVATISATION DE L’HOTEL ESSALAM.
Les travailleurs poursuivent Gestour en justice
Les
employés de l’hôtel Essalam de Skikda, viennent de décider, à travers
leurs représentants syndicaux de « dégeler le mouvement de grève »
auquel ils avaient appelé au mois d’avril dernier, et de « déposer
une plainte contre Gestour pour n’avoir pas respecté les clauses du PV
de réunion qui a sanctionné la réunion tenue le 28 avril 2006 ».
C’est en résumé l’essentiel du communiqué rendu public dans l’après-midi
d’hier par le syndicat d’entreprise. Le communiqué élaboré après une
réunion extraordinaire tenue hier à l’hôtel en présence des cadres
syndicaux des différentes sections dépendant de l’EGT EST revient sur la
rencontre tenue samedi dernier à Constantine au niveau de l’entreprise
mère EGT EST. Lors de cette rencontre et selon le communiqué,
l’EGT EST aurait explicitement fait part au partenaire social de la
décision prise par les pouvoirs publics (Ministère de l’industrie et
Gestour) d’accélérer la cession et de permettre au nouveau propriétaire
de disposer de l’hôtel sans pour autant clarifier la situation
conflictuelle qui demeuraient en suspens, à savoir le droit de départ
volontaire réclamé par l’ensemble des employés.
Le communiqué revient à cet effet sur la réunion tenue en présence des responsables de Gestour en date du 28 avril dernier et qui avait été conclue par un PV où Gestour conditionnait la venue du nouveau propriétaire par le règlement équitable de la situation des travailleurs. Une décision qu’elle avait dans le temps prise suite aux menaces de grève lancées par ses principaux hôtels de l’est du pays.
Le communiqué fait part également de la tenue dans les prochains jours d’assemblées générales de l’ensemble des hôtels de l’EGT EST pour décider de reprendre le mot d’ordre de grève lancé au mois d’avril dernier et qui avait été gelé suit à la réunion tenue le même mois avec le patron de Gestour. Les représentants syndicaux et en se déclarant prêts à tout dialogue, annoncent la création d’une commission devant prendre attache avec le Ministère pour porter les doléances des travailleurs et garantir leurs intérêts.
Port de Skikda
Deux
harraga rapatriés
Après avoir réussit à embarquer à partir des quais du port de Skikda et parvenus à regagner les côtes espagnoles à bord d’un navire, deux jeunes haragua skikdis se verront appréhendés sur le sol ibérique pour êtres par la suite rapatriés. Ils ont été ramené avant-hier à bord du Shirly , un navire battant pavillon panaméen qui les a remis aux services compétents. Présentés hier même devant le tribunal de Skikda, les deux jeunes âgés de 29 et 30 et qui n’étaient pas à leur première tentative ont été condamnés à une année de prison fermes assortis de 20 000 DA d’amende.
O8 JANVIER 2008
Légué
aux oubliettes voilà déjà plus de quatre années et après
avoir été une cible privilégiée et à deux reprises, d’un
conservatisme religieux de seconde zone, le conservatoire
communal de Skikda devra rouvrir ses portes très
prochainement. C’est en tout cas la promesse faite par le
nouveau maire de Skikda lors d’une sympathique fête
organisée par les élèves « rescapés » du conservatoire.
L’institution qui a formé et bercé les rêves juvéniles d’une
certaine Amal Wahbi et tant d’autres artistes représentait,
il n’y à pas longtemps encore, un label culturel local.
Ouverte au début des années 1970, l’école communale de
musique, de danse et de chant, que conduira d’abord cheikh
Badar Boughanjioua, arrivera à enrichir la scène artistique
locale et constituera une véritable pépinière. L’école vivra
par la suite au diapason des tumultes populistes et
politiciens des années de plomb et subira directement l’ire
du parti dissout qui décida ipso facto de la fermer et de
reconvertir les lieux en un centre de transit pour des
familles sinistrées. Cette situation sera par la suite
rectifiée par les élus du RND et le conservatoire tentera de
renaître de ses cendres en puisant dans l’abnégation de ses
propres dirigeants. Sans moyens et sans projection
futuriste, les lieux, comme hantés par les fantômes du
passé, vivront, au jour le jour, jusqu’à l’avènement d’El
Islah. Ce parti, et sans donner l’impression de le vouloir,
usera de non-dits pour décider de fermer l’école. Pour se
mettre à l’abri de toute critique, il avancera : « Le
conservatoire sera fermé pour une courte durée de trois
seulement, le temps d’apporter quelques réparations. » Les
trois mois se transformeront en une éternité et, comme pour
donner le coup de grâce, El Islah s’appuiera par la suite
sur une recommandation du CTC qui classera l’école comme
bâtiment menaçant ruine. On délocalisa le peu de matériel
restant et le petit personnel au centre culturel Ahcene
Chebli. C’était une façon de noyer le poisson et d’en finir
avec toute tentative de revoir l’école active. Seuls l’amour
de ses professeurs et le dévouement de M. Chaouche,
directeur du centre culturel Ahcene Chebli qui épousera
l’esprit du conservatoire en mettant tous les moyens dont il
dispose au profit d’une trentaine d’élèves et de leurs
professeurs, auront permis de pérenniser la culture
artistique. D’ailleurs, la petite fête, que viennent
d’animer les élèves dernièrement, a prouvé que malgré
l’absence d’un lieu adéquat, le conservatoire continuait
toujours de vivre dans l’esprit de ses élèves. Et c’est
certainement cette ténacité qui a amené le maire à décider
de rouvrir le dossier. Il a d’ailleurs été grandement appuyé
par l’ensemble de son équipe et du vice-président de l’APW,
M. Ayachi, musicien de son état qui a déclaré : « Nous
sommes pour la réouverture du conservatoire et nous
apporterons le soutien et l’aide nécessaire pour ce faire.
C’est un lieu de culture qui fait partie intégrante de notre
paysage artistique. » Voilà qui est dit et qui apporte un
peu de baume au cœur d’une ville qui frisait l’asphyxie
culturelle.
LE 06 JANVIER 2008
Un mur de la piscine de Ben M’hidi s’écroule
Sept milliards à la mer ?
Le mur d’enceinte de la piscine de Ben M’hidi, à Skikda s’est écroulé hier sur plus de 18 mètres de longueur. C’est la deuxième fois que la nouvelle muraille s’effrite après un premier écroulement enregistré vers la fin de l’année 2005. L’incident d’hier aurait été enclenché, selon un technicien, par la le ressac. Un phénomène qui avait été à maintes fois posé aux responsables de la commune au début des opérations de rénovation mais qui semble n’avoir jamais été accompagné d’actions efficaces et urgentes et qui risque aujourd’hui de poser un véritable problème sur le devenir du bassin lui-même. A relever que le cout initial du projet de rénovation enclenché par l’APC était de 1,5 milliards de centimes avant que les avenants ne viennent le booster pour le porter à près de 07 milliards avec à la clef d’éventuels risques sur l’enceinte elle-même.
LE 03 JANVIER 2008
Le conservatoire inaugure l'année culturelle
Les élèves du conservatoire communal ont réussit en un seul après-midi à dépoussiérer cinq années entière d'inculture. La présence du nouveau Maire et des élus a permit de relancer le débat culturel local et permettra comme l'a promis le Maire de rouvrir cette institution Le spectacle; moyen certes, a cependant redoré le blason d'une institution qu'on a légué aux oubliettes et qui mérite aujourd'hui toute l'attention des responsables. Les enfants ont joué le jeux...les adultes répliqueront-ils?
Le 26 DECEMBRE 2007
SI EL HAOUAS BOUKADOUM N'EST PLUS
Si El Haouas entre Bouhara et Mehri...il y à
quelques mois seulement
Messaoud Boukadoum est mort mercredi à l’âge de 97 ans. Il a été enterré, comme il le souhaitait au cimetière de Bir Stal près d’El Harrouche, une région qui l’a vue naître et grandir. Mehri, Bouhara, Said Abadou El Haj Yaala ont tenu à être présents en compagnie des autorités locales à El Harrouche pour rendre un dernier hommage au grand nationaliste. Bouhara reconnait en lui un grand tribun, Brahim Chibout lui accorde la dimension nationale « nous venons de perdre un grand homme et un pilier du nationalisme » alors que Mehri reconnait que « c’est lui qui a instauré les premières bases de la diplomatie algérienne ».
Si El Haoaus, fils d’un agriculteur a fait ses études d’ingéniorat à la Sorbonne. Il a commencé son militantisme au courant des années trente. Le 8 mai 1945, il porte le drapeau algérien et manifeste à Skikda, il sera emprisonné à Constantine avant d’être transféré au sud. A l’issue du congrès du 15 et 16 février 1947, il est désigné avec Aït Ahemd, Khider…membre de la nouvelle direction nationale du MTLD. En novembre 1946, il est candidat du MTLD pour les élections à la première Assemblée législative de la IVe République. Il glane haut la main plus de 37 000 sur les 44 000 exprimées. Au parlement français il n’interviendra qu’une seule fois un certain 20 Août 1947 pour prononcer un discours qui restera gravé dans les annales du nationalisme en Algérie « La colonisation française ne s'est pas contentée de s'approprier toutes les richesses économiques de l'Algérie et de les exploiter à son unique profit. Elle s'est attaquée également au patrimoine moral et intellectuel de notre peuple. » Il citera, par la suite, la transformation des mosquées en églises, « Beaucoup de mosquées furent détruites ! La plus belle mosquée d'Alger, Djamaâ Ketchaoua, fut affectée au culte catholique ! Egalement à Constantine, Djamaâ Souk El Ghezel ( …) mais je n'insiste pas. » Sur ce, Louvel, du Sénat français, l'apostrophe : « Cela vaut mieux. » Si El Haouas réplique alors : « Surtout pour vous. Quand on vous dit la vérité, cela vous choque. Je le conçois. Nous sommes venus ici, non pour faire des déclarations de loyalisme, mais pour dire ce que nous pensons. »
Cet acte sera assimilé à une véritable guerre déclarée au colonialisme. Avec l’avènement de la guerre de libération, il tente en janvier 1955, avec l’aide de Abbane Ramdane de nouer des contactes avec Farhat Abbes. le FLN le charge de le représenter à l’étranger ou il liera une grande amitié avec le président Yougoslave Tito. En 1958 il est désigné secrétaire généal. du ministère des affaires extérieures. A l’indépendance, il est nommé ambassadeur à Dakar qu’il quitta bruyamment et rentre définitivement à Skikda
Le 27 Décembre 2007
M GHANAI FARHAT le nouveau Maire de Skikda à cœur ouvert
S’il y a une évidence, qui a fini par
synchroniser l’avis de l’ensemble des Skikdis, c’est bien
l’état déplorable dans lequel se trouve leur ville.
Sans chercher à tirer sur les ambulances,
Farhat Ghanaï, le nouveau maire de Skikda, reconnaît lui
aussi la gravité de la situation et se dit d’emblée
prêt à faire le maximum pour redorer le blason de l’antique
Rusicade. Comment ? F. Ghanaï et son dauphin, le jeune
Abdelkrim Laïfa, se sont volontiers prêtés à un entretien
diffusé pour annoncer la couleur et aussi pour prendre à
témoin tout un lectorat. Ils exposent, tel un gage de
réussite, deux ou trois actions déjà amorcées, alors que
l’exécutif communal vient à peine de se constituer. « Nous
sommes parvenus à régler en moins de dix jours des problèmes
qui demeuraient en suspens depuis des années », lance le
maire avant d’expliquer : « Après plus de quatre années de
blocage, nous venons enfin de réussir le transfert des
employés de la commune vers l’agence nationale de
l’assainissement. Cela devra améliorer la gestion de
l’assainissement. Nous sommes également parvenus à débloquer
la situation qui prévalait au stade du 20 Août, et qui
retardait l’aménagement de la nouvelle pelouse. Les travaux
vont reprendre incessamment ». A la question de savoir
l’idée que se fait le nouvel exécutif, à majorité FLN, de sa
ville, le maire répond : « Nous sommes porteurs d’un
programme, et nos multiples déplacements, lors de la
campagne électorale, nous ont permis de cerner au mieux les
manques. A notre sens, les points noirs sont la défectuosité
de l’assainissement. Skikda est devenue synonyme de gadoue
en hiver et poussière en été. Il y a aussi l’état déplorable
des routes, le manque flagrant d’espaces verts, le manque
d’aménagement des lotissements… ». Le constat d’échec est
encore long à exposer, encore faut-il proposer du concret
pour y remédier. A. Laïfa prend le relais pour dire : « Nous
venons de lancer une étude pour le redéploiement du
personnel communal. Nous voulons travailler concrètement et
sur des bases conformes. Nous venons de décider de doubler
le nombre de délégués, qui passe désormais de quatre à
huit : Ben M’hidi, Stora, Merj Eddib, Zeramna, Bouyala,
Sicel-700 logements, Boulekroud-Béni Malk, et enfin Bouabbaz
-la petite zone ». Le rôle des délégués sera consolidé par
l’octroi de bureaux et d’équipes pluridisciplinaires. A ce
sujet, le maire évoque plusieurs exemples de
« laisser-aller » qu’il a relevés, et a cité ainsi le cas de
Oued Chadi : « On a découvert que les habitants de
Oued Chadi souffraient d’un manque flagrant en AEP, alors
que le château d’eau alimentant Stora est juste à côté. Nous
estimons que c’est là une preuve de laisser- aller ».
L’autre nouveauté du nouvel exécutif consiste, selon A.
Laïfa, à scinder la ville en deux
zones, qui déclarera :
« Nous trouvons inconcevable que l’équipement communal soit
sous-utilisé et mis dans sa globalité sous une seule
tutelle. Le fait de disposer de deux zones permettra de
dispatcher le matériel d’intervention pour optimiser et
fructifier le rendement ». Mais, diraient les citoyens,
projeter c’est bien, concrétiser c’est mieux. A ce sujet,
que va faire la nouvelle équipe communale d’ici deux ou
trois mois ? Quels sont les actions urgentes qu’elle va
mener ? Le maire et son adjoint répondent : « Nous allons
nous atteler déjà à colmater les routes pour assurer au
moins l’essentiel, en attendant de relancer le projet de
réfection des routes. Nous voulons éviter la catastrophe de
la route de Sidi Ahmed. Nous al
lons, pour commencer, mettre fin à l’obscurité qui caractérise notre ville, et assurer une meilleure gestion des ordures ménagères. Ce sont des actions urgentes que nous mènerons ces jours-ci ». Il reste à savoir que l’APC entend en finir avec l’externalisation douteuse et anarchique de la gestion des déchets, et mettra fin à la clochardisation des espaces verts. Beaucoup de promesses et aussi beaucoup de projets, ainsi que de la bonne volonté. Le citoyen, comme d’habitude, attend pour voir, et espère qu’il n’aura plus à entendre encore le même chant de sirène. Skikda n’a plus le droit de perdre encore un quinquennat dans les méandres populistes
Le 12 Décembre 2007
Une baleine s'échoue à Ben M'hidi
Une
baleine dans un état de décomposition très avancé,
a été rejetée par les vagues sur la plage Ben M'hidi (ex Jeanne d'Arc).
On estime que le mammifère pèserait plusieurs tonnes.