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La plus grande centrale algérienne à
cycle combiné |
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Technologie
de pointe et écologie |
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La
nouvelle centrale est implantée dans l’enceinte même de la plateforme
pétrochimique de Skikda. Elle est détenue par Sharikat Kahraba Skikda (SKS) une
coentreprise de trois sociétés publiques qui a été créé le 11 mai 2003. Elle
est détenue, jusqu’à la mise en service de la centrale par trois sociétés : Sonelgaz (50%), Sonatrach (30%) et l’Algerian energy comany AEC (20%). L’option
du partenariat reste par ailleurs envisagée puisque Sonatrach et Sonelgaz auront
à céder, éventuellement, une partie de leurs actions à des sociétaires
étrangers et/ou nationaux. Le
projet initié par l’AEC s’est vu concrétisé au mois de juin 2003 après
l’ouverture des plis des offres techniques formulées par quatre grandes firmes
internationales SNC Lavalin (Canada), Siemens (Allemagne), Sofresid
(France) et Iberdrola (Espagne). Le constructeur canadien avait alors été retenu
après le désistement d’Iberdrola et la non recevabilité des offres Siemens et
de Sofresid pour des considérations liées au « défaut de dépôt de la caution de garantie de bonne exécution du
Protocole de Prise de Participation d’un montant de deux millions de dollars US
et de réserves sur le contenu du Protocole d’Accord de Prise de
Participation » comme l’avait mentionné dans le temps un communiqué de
l’AEC. La firme canadienne SNC Lavalin a ainsi décroché son premier projet du
genre (centrale à cycle combiné) alors qu’en Algérie elle était beaucoup plus
connue pour ses travaux dans le secteur de l’hydraulique. Son intérêt pour le
secteur énergétique reste lié à sa fulgurante expansion qui a été ponctuée en 2002
par l’acquisition de l’américaine Nepco (National Electric power) qui faisait
auparavant partie intégrante de l’empire Enron, un autre géant américain. Cette
expansion dote désormais Lavalin d’un savoir faire indéniable en matière
d’installations énergétiques. Lavalin en décrochant le contrat pour un montant
global estimé à 600 millions de dollars devra ainsi honorer ses engagements et mener
à terme le projet dans un délai de 32 mois. Aujourd’hui on estime l’avancement
des travaux de réalisation à plus de 70 % d’achèvement. Un taux jugé très
satisfaisant et on prévoit la réception provisoire du projet d’ici le premier
semestre de l’année prochaine. Aujourd’hui, la première turbine à gaz est
techniquement achevée et les longs essaies effectuées à ce jour se sont montrés
concluants. Quelques 230 MW peuvent déjà êtres injectés dès à présent dans le
réseau national pour appuyer la production en attendant la réception provisoire
du projet dans sa globalité.
Un
accroissement de 10 % de la capacité de production nationale Une centrale à cycle combiné à gaz associe
une turbine à gaz et une turbine à vapeur pour produire alternativement
l’énergie électrique. C’est le mode de production retenu pour celle de Skikda qui
est sommairement composée de deux trains de 412,5 MW chacun. Chaque train est
formé d’une turbine à gaz de 235 MW et d’une turbine à vapeur de 177,5 MW ainsi
que d’autres accessoires (chaudières, condenseurs…). En La centrale de Skikda et en plus du
fait qu’elle aura à « booster » la production de l’énergie électrique
nationale, constitue aussi une option économiquement stratégique en ce sens
qu’elle inaugure une nouvelle vision quant aux paramètres du futur parc de
production. D’abord, cette option s’inscrit totalement dans les orientations
nationales en matière de configuration du futur parc, ensuite, ces orientations
sont basées exclusivement sur « les
ressources primaires nationales, particulièrement le gaz » Au niveau du conseil mondial de
l’énergie on estime que pour l’Algérie, l’option du cycle combiné est une « solution considérée comme la plus
favorable en matière d'économie de combustible (utilisation d'équipements à
haut rendement) » et de rajouter « En
effet, avec les coûts et rendements annoncés pour les équipements à cycle
combiné et turbines à gaz de grande taille, la solution optimale pour le
développement du parc de production est essentiellement à base de cycle combiné
et turbines à gaz »
Les déductions du conseil mondial s’articulent sur la disponibilité du gaz
devant couvrir la période allant jusqu’à l’année 2020 bien qu’il faudra en plus
« mobiliser une quantité
additionnelle comprise entre 350 et 400 milliards de m³ ».
L’option écologique. En
plus de leur haut rendement, les centrales électriques à cycle combiné à gaz
sont écologiquement les plus sûres. Du moins c’est ce qui ressort des
différentes analyses et études faites à ce sujet. La centrale de Skikda ne
devrait pas faire exception à la règle verte. En plus des critères propres au
process lui-même, elle est sujette à un suivi minutieux chapeauté par deux
instances des plus réticentes en matières de protection de l’environnement, EDC
et Exim Bank en l’occurrence. Lors d’un entretien, M. Isber Bitar, directeur de
construction du groupe canadien SNC Lavalin et premier responsable de la
construction de la centrale de Skikda a tenu à insister sur ce sujet en
déclarant « Les banques qui
soutiennent ce projet ont élaboré des audits d’environnement à tous les
produits chimiques d’ingénierie qui viennent en amont » Il a aussi
fait part de l’existence d’un système de neutralisation systématique de toutes
les huiles. « Cette centrale sera
écologiquement parfaite » a-t-il conclu. Une déclaration qui est confortée
par l’implication de la société d’état Exportation et Développement Canada
(EDC) dans le projet en garantissant des services de financement de 190
millions de dollars d’appui aux services de construction. L’implication d’EDC a
d’abord été conditionnée par l’asepct environnemental qui constitue l’un de ses
fondements comme l’a mentionné M Eric Siegel, vice-président directeur d’EDC en
affirmant qu’« EDC a jugé important
de s’impliquer dans ce projet qui respecte l’environnement, appuie des
exportateurs canadiens tels que SNC-Lavalin et contribue de façon tangible au
développement de l’Algérie ». Dans le même contexte, un rapport annuel
établi en 2004, l’EDC révèle « EDC a classé le projet dans la catégorie A (…) Dans le
cadre de son contrat, SNC-Lavalin a rédigé un
rapport d’évaluation des incidences environnementales pour le projet,
comprenant des engagements à respecter les directives de
Pourquoi Skikda ? L’option
retenue pour l’implantation de la nouvelle centrale à Skikda qui dispose déjà
d’une autre centrale de moindre envergure semble être insufflée par des raisons
propres au devenir du deuxième pôle hydrocarbure national. Elle aura à
accompagner les grands projets qui seront implantés dans la zone à l’exemple du
toping condensat, le complexe de dessalement de K.OUAHAB.
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