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Nouvelle station de dessalement de Skikda. |
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100 000 m³/j pour garantir l’essor du pôle hydrocarbures. |
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Longtemps tiraillée entre les exigences de sa politique de développement du pôle hydrocarbures de Skikda et les appréhensions de revivre le cauchemar de la sécheresse des années 2001 et 2002, Sonatrach donne aujourd’hui l’impression d’avoir tiré la leçon. La preuve : elle vient de parrainer la construction d’une station de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 100 000 m³/j qui donnera ses premières gouttes en 2007. Plus qu’une ‘mer à boire’, cette opportunité permettra de mettre un point final au plus vieux dilemme de Skikda qui aura duré plus de vingt années. Une période durant laquelle, les unités de la plateforme pétrochimique et les populations locales n’ont cessé de se disputer à armes inégales une ressource pas toujours abondante. A titre de rappel, lors des grandes sécheresses qui avaient concerné Skikda au début des années 2000 et alors que les habitants de la ville étaient alimentés au compte goutte (un jour sur dix dans le meilleur des cas et en quantité très dérisoires), les unités de la plateforme pétrochimique continuaient le plus normalement du monde à se voir arrosés en eau traitée. Cette situation dans laquelle les gestionnaires de la plateforme donnaient l’impression de se plaire n’allait pas durer longtemps et le signal d’alerte fût donné juste après l’assèchement des barrages de Zardezas et de Guénitra qui alimentaient les unités pétrochimiques. Il n y avait plus d’eau. La psychose s’était alors emparée des gestionnaires de la plateforme et le spectre de voir la raffinerie de Skikda arrêter ses exportations hanta les esprits. Ce fut là le déclic ‘salutaire’ qui emmena Sonatrach à admettre finalement qu’elle ne peut éternellement puiser dans les vannes de l’AEP des populations et gérer l’avenir de l’économie nationale au grés de la pluviosité. Sur le tas, des tentatives d’autonomisation furent enclenchées entre 2001 et 2003 sans pour autant apporter un plus. L’opération de réhabilitation des 10 forages de la plateforme qui ont été délaissés depuis des années ne fera que consommer un budget colossal pour ne donner que quelques gouttes…saumâtres. C'est-à-dire inutilisables dans les process
industriels. On multiplia, toujours sur le tas, les efforts en implantant une
station de déminéralisation pour parfaire l’eau des forages, mais on oublia
cependant de fournir au constructeur (SNC LAVALIN) le débit exacte des puits.
Aujourd’hui, cette unité de traitement par osmose inverse est presque à l’arrêt
car le débit global des forages devant êtres traité ne dépasse pas les 4 000
m³/j alors que les caractéristiques de la station exigent 12 000 m³/j. La multiplication des échecs d’autonomisation de la plateforme pétrochimique et l’importance stratégique du pôle dans l’économie nationale ont finit par emmener le Gouvernement à prendre les choses en main. D’autant plus que le pôle de Skikda occupe aujourd’hui une place prépondérante dans la nouvelle politique de développement de Sonatrach. Cette démarche initiée par le ministère de l’énergie et des mines s’inscrit dans la politique de revalorisation du pôle hydrocarbures de Skikda. Elle devra s’échelonner sur cinq années au courant desquelles plusieurs opérations de ‘revamping’ des unités existantes d’extensions ou de nouveaux projets verront le jour. M Meziane PDG de Sonatrach et lors d’une précédente visite à Skikda faisait déjà part de la volonté de Sonatrach de densifier le potentiel infrastructurelle du pôle local pour répondre amplement aux différents investissements. M Meziane avait alors fait part des grandes lignes de développement arrêtées pour les cinq prochaines années en citant à titre d’exemple la rénovation de la raffinerie, la construction d’une usine d’hélium (en chantier), la mise en service de l’usine Polymed pour la production du polyéthylène haute densité (en phase des essais), deux projets pétrochimiques, une centrale électrique de 800 MW (à 40 % d’achèvement), une raffinerie de condensat ainsi que des installations portuaires en haute mer ( 2 bouées offshore). Cette densification restait cependant conditionnée par la nécessité de disposer des assiettes nécessaires et aussi de ressources hydriques indispensables
De l’eau, il en faudra et en grandes
quantité. D’ici à 2010 et avec la réception de ces nouveaux projets, la
consommation moyenne du pôle devra tripler, passant des 14 000 m³/jour actuels à
44 000 m³/jour. Ce qui laisse déduire que l’implication directe de Sonatrach
dans le projet de la nouvelle station de dessalement est à interpréter comme
étant une garantie essentielle à l’optique de la revalorisation. Seulement, les
capacités de la nouvelle station (100 000 m³/j), qui dépassent largement les
besoins du pôle se verront partagées en deux en dotant la ville de Skikda d’un
apport supplémentaire de 50 000 m³/jour. Ce qui laisse présager que le problème
de l’AEP n’aura plus à se poser dans la ville.
La nouvelle station sera vraisemblablement implantée à la place de la base de
vie du complexe Polymed dans l’enceinte de la plateforme pétrochimique. La
réalisation du projet a été accordée au groupement espagnol GEIDA, (un
consortium composé de quatre société : Cobra, Sadyte, Befesa et Codesa) , à
l’issue de la séance d’ouverture des plis
des offres commerciales tenue en avril 2004. Le choix porté sur le groupement
GEIDA était motivé par le prix de cession du m³ dessalé, jugé plus avantageux
que les propositions faites par deux autres groupements. En proposant 52,84 DA /M³, Geida a largement devancé
le groupement américano espagnole (Barna-Investments-Lemna) avec 54,65 DA et le
groupement américano canadien (Ionics- Snc Lavalin) qui proposait 95,16 DA/M³.
Le prix du m ³ dessalé destiné aux
populations devra être soutenu par l’état.
Le coût global de cet investissement se situe entre 110 et 120 millions de
dollars US et conformément au cahier des charges, le capital social de l’usine
de dessalement sera détenu globalement par le groupement Geida avec 70 %. Les 30
% restants seront détenus par l’Algerian energy company (AEC) et l’algérienne
des eaux (ADE).
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