|
APRES LA CATASTROPHE DU COMPLEXE GAZIER DE SKIKDA
|
||
| 224. O1.2004 |
|
|
|
Sonatrach va reconstruire les unités détruites Lors d'une conférence de presse tenue jeudi dernier au siège des forces d'interventions rapides de l'entreprise de gestion de la zone industrielle de Skikda, M. Achour Bachir, vice-président de Sonatrach, a tenu surtout à garantir au préalable une prise en charge sociale du sinistre. «L'accident est encore récent et nous avons d'abord commencé par l'essentiel, c'est-à-dire à nous occuper des familles et du personnel encore sous le choc ; par la suite nous mettrons tout en oeuvre afin de sécuriser les installations». Il confirmera également que des actions ont déjà été engagées pour remettre en marche les fonctions vitales des unités épargnées. «Nous allons reconstruire l'usine», tiendra-t-il à mentionner. Au sujet des effets de l'explosion sur les autres unités et sur l'approvisionnement en gaz butane, il a tenu à préciser qu'«il n'y a aucun problème à ce sujet. De toute façon la production des unités de Skikda était déjà insuffisante et nous procédions bien avant à des opérations de cabotage à partir d'Arzew, surtout durant la période hivernale». Concernant les dégâts occasionnés après la détérioration des trois unités du complexe GL1K, il dira : «Ce qui s'est passé n'est pas une catastrophe économique dans le sens alarmiste. Nous avons perdu uniquement deux trains dont l'estimation de perte maximum ne dépasse pas les 40 % de nos potentialités. Sonatrach dispose d'une flexibilité vérifiée et elle n'a jamais manqué de réserves, en plus on dispose d'un gazoduc. Tout cela fait que les conséquences ne seront pas énormes et il ne faut pas oublier que nous n'exportons pas la totalité de nos capacités.» En évoquant l'origine du sinistre et l'état de l'unité 40, M. Achour se contentera de mentionner qu' «il est impossible de déterminer l'origine et encore difficile de délimiter les causes. Ce que je sais, c'est que les capacités de cette unité étaient limitées et qu'elles étaient programmées pour une prochaine rénovation». Il mentionnera également que la CAAT, l'assureur principal du GL1K ainsi que les réassureurs étrangers seront à pied d'oeuvre au courant de cette semaine afin de déterminer d'une façon irrévocable les causes réelles
L'assistance psychologique
assurée
Une première équipe du Croissant-Rouge algérien a été déléguée à Skikda afin de préparer déjà le terrain pour la mise en place d'une cellule de soutien psychologique aux travailleurs du GNL et leurs familles.Selon Mme Latifa Belarouci, une clinicienne qui aura à mettre sur pied les moyens humains et logistiques nécessaire aux actions de soutien, le travail de cette cellule devra en premier lieu «cibler les familles des victimes, les blessés ainsi que le personnel rescapé encore en détresse. Nous allons avec les services de la santé et de la DAS opter pour un travail de proximité en installant une cellule sur site et rendant visite aux familles». Par ailleurs, les services du secteur sanitaire de Skikda entameront à partir d'aujourd'hui une grande campagne de soutien au niveau des établissements scolaires. Les psychologues des différentes UDS (santé scolaire) auront ainsi à visiter les établissements scolaires pour recenser les élèves choqués et garantir également un suivi psychologique.
|
||