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1000 mariages et des… fêtes ! |
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Des préposés aux services communaux d'enregistrement nous ont appris que le nombre de mariés cette année dépasse, et de très loin, les dernières années, et la ville s'attend à dépasser largement les mille mariages d'ici la fin de ce mois. De samedi à jeudi, la salle de l'hôtel de ville rebaptisée pour la circonstance en salle de mariages ne désemplit plus. Plusieurs couples qu'accompagnent souvent toute la famille et la belle-famille s'offrent un grand plaisir à occuper les lieux. Et dans une atmosphère emplie de youyous, il devient difficile de distinguer toutes ces familles. L'autre signe de l'engouement des jeunes Skikdis pour le mariage : ces interminables cortèges qui s'offrent royalement une virée à travers les artères de la ville. Et pour faire mieux que les autres, chacun y va de sa petite innovation. Mais le must actuel reste la voiture décapotable qu'on s'offre comme un luxe monnayant quelques milliers de dinars. Juste pour le plaisir. L'itinéraire, lui, reste le même. Une virée par l'avenue Didouche Mourad qu'on rallonge ensuite par le rituel passage par la corniche pour s'offrir une halte au port de Stora. Et si les lieux sont déjà occupés, il faudra alors prendre un raccourci par la route supérieure de la même la corniche. A cet endroit qui surplombe la ville, il arrive souvent que les cortèges se mêlent, et chacun devra attendre son tour pour profiter du panorama. Il arrive même que les cortèges qui arrivent en retard se trouvent obligés de patienter pendant des heures afin d'occuper les lieux et faire profiter les mariés d'une vue imprenable et des sons de tboul et ghaïta. Et là, tout le monde descend et danse sous l'oeil omniprésent de photographes et de cameramen. Les soirées skikdies se passent généralement dans le voisinage du quartier et des cités. Là aussi, un concours informel de décoration des lieux semble s'être érigé comme une règle sociale depuis longtemps. Il y a ceux qui font appel à des décorateurs plus ou moins bien équipés, et d'autres, moins nantis, font appel aux enfants du quartier afin de délimiter l'espace réservé aux invités et apporter un peu de gaieté. L'organisation d'une soirée représente pour ces jeunes un point d'honneur ,et ils mettront le coeur à l'ouvrage afin de surprendre le marié qui ne viendra qu'aux environs de 21 h après un bon «apéro» concocté avec une bande d'amis. D'autres, en revanche optent pour la réservation de salles de fêtes qui se sont multipliées ces derniers temps. Néanmoins, les commodités et le confort diffèrent d'une salle à une autre bien que les prix restent assez élevés et s'échelonnent entre 20 000 et 40 000 DA la nuit. Des prix apparemment sans incidence sur le rush que vivent ces salles qui affichent déjà complet, et il faudra attendre jusqu'au mois de septembre prochain pour une éventuelle réservation. La cherté de la vie, le manque de logement et même le chômage ne semblent pas dissuader ces centaines de jeunes à convoler en justes noces. A la bonheur… |
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