LE JARDIN
BOTANIQUE DE L'UNIVERISTE
Un joyau naturel à préserver
A sa création,
l'université de Skikda
avait hérité de l'ensemble du patrimoine de
l'ancienne école agricole de
Skikda : administration, locaux, salles de
cours et surtout d'une considérable diversité
biologique représentée par les espèces végétales
localisées dans un périmètre de plus d'un hectare.
Une véritable parure floristique formée
essentiellement d'un jardin botanique, de jardins
floraux exotiques ainsi que d'une serre. Cette
richesse enracinée durant le siècle dernier compte
de nombreuses espèces rares et d'autres uniques en
Algérie, alors que plusieurs espèces n'ont pas
encore été identifiées. Au niveau du jardin
botanique, plus de 100 espèces ont déjà été
identifiées et répertoriées. On y a recensé la
persistance de deux espèces rares en Afrique du Nord
; le cyprès chauve et le Psidium guajava, une espèce
exotique. Il y a aussi à signaler l'identification
du Litchi chinensis (cerisier de Chine), qui
représente l'unique arbuste du genre en Algérie. On
relève également l'existence de plusieurs
collections de palmiers (268 palmiers représentant
10 espèces différentes), de rosiers et de conifères.
Ces jardins, incrustés aujourd'hui dans le nouveau
paysage de l'université de Skikda,
empreignent les lieux d'une délicate touche de
végétation et offrent aux étudiants ainsi qu'aux
visiteurs un panorama des plus féeriques. Seulement,
cette richesse ne doit pas se limiter à cet aspect
paysagiste. A ce sujet, il est utile de mentionner
que les efforts déployés aujourd'hui par
l'administration de l'université pour préserver
l'essentiel ne suffisent pas à donner aux jardins la
dimension qui doit être la leur. Ce qui
nécessiterait la désignation d'une équipe
spécialisée qui aura à mettre à jour l'inventaire
complet et détaillé de l'ensemble du patrimoine et
de faire plusieurs aménagements. L'administration
qui a déjà tenté de sensibiliser plusieurs
structures externes à l'université, en les appelant
à apporter leurs contributions pour rehausser le
statut des jardins, se montre encore prête, d'après
les déclarations du recteur, à tout mettre en oeuvre
pour que cette richesse qui singularise l'université
de Skikda puisse
contribuer à sauvegarder ce véritable musée
biologique et la biodiversité de toute une région.
Et c'est là d'ailleurs le voeu de toute une
population. |
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