L’une des neuf statues, volées du musée archéologique de Skikda en 1996, a finalement été retrouvée et devrait de nouveau regagner l’Algérie.
Ainsi s’achève donc le long périple du buste en marbre de Marc-Aurèle, qu’une galerie française s’apprêtait à vendre aux enchères dans le prestigieux Rockefeller Plazza à New-York. Identifiée, la statue se verra retirée de la vente par Interpol et remise aux représentants diplomatiques algériens aux Etats-Unis. L’on apprend que son rapatriement ne devrait pas tarder, et qu’une réception officielle serait prévue pour la remise de la pièce archéologique aux Algériens. Voilà pour la bonne nouvelle, mais il y a autre chose encore : le département de Khalida Toumi envisagerait sérieusement de garder, du moins momentanément, le buste de Marc-Aurèle à Alger. Le motif invoqué est des plus sérieux puisqu’il est d’ordre…sécuritaire. Au ministère de la culture, on entend mettre un terme à la grande hémorragie, dont les oeuvres de valeur ont de tout temps fait l’objet à Skikda, ville qui cultive le narcissisme culturel en se plaisant à compter ses trésors sans jamais leur assurer les moyens et les hommes devant les préserver. Si jamais cette hypothèse venait à se confirmer, ce serait là une grande et salutaire leçon que donnera le ministère de la culture à Skikda. Une leçon qu’il faudrait impérativement appuyer, en consolidant cette ville dans sa volonté de disposer d’un véritable musée, car si on couve aujourd’hui le buste de Marc-Aurèle de tous les regards officiels, et au plus haut niveau, cela ne devrait pas conduire à omettre d’autres trésors tout aussi importants, à l’exemple de cette pièce archéologique rarissime, représentant Mithra, une divinité indo-iranienne, exposée au pseudo- musée communal, le lieu même d’où ont été dérobées 9 statues. Les craintes du ministère de la culture sont donc légitimes, et le laisser-aller continue de miner la collection de tableaux de l’Hôtel de ville, dont une grande partie fut subtilisée après l’Indépendance. Jugeons-en : plus de 8 tableaux de valeur sont aujourd’hui exposés comme de vulgaires quincailleries dans la cafeteria de l’Hôtel de ville, au milieu des fumées et autres rayons du soleil, sans aucune considération pour les éléments de base de préservation et de protection des toiles. « Marc-Aurèle » serait donc appelé à séjourner à Alger, en attendant que Skikda puisse enfin lui garantir la sécurité. L’étude du nouveau musée est toute prête et attend une inscription. Le ministère de la culture peut et se doit de contribuer à cette fin puisque le buste en question a largement contribué, lui, à instaurer le débat.
Sidi Saïd, patron de l’UGTA, est bel et bien parti en… double campagne. La première, purement personnelle, semble se déduire de sa volonté de rester aux commandes de la centrale syndicale, onzième congrès oblige, et la deuxième, plus explicite, est en relation avec le soutien officiellement déclaré pour un troisième mandat pour Bouteflika.
En tout cas, c’est là l’impression essentielle qu’il offrait hier à Skikda lors de son intervention à l’occasion de la célébration du double anniversaire du 24 février à la salle Aïssat Idir en présence de M. Boughazi, conseiller auprès du président de la République. Ce dernier, chargé officiellement de représenter Bouteflika, se contentera de lire une lettre du Président destinée aux travailleurs algériens. Sans emphase et dans un style purement protocolaire, la lettre, et à travers ses mots et ses portées, se voulait surtout unificatrice. A aucun moment, Bouteflika ne fera allusion à la conjoncture sociale ponctuée de grèves et de batailles intersyndicales même s’il évoque la volonté de l’Etat algérien à rester à l’écoute des travailleurs, non sans revenir sur les « acquis » du monde de travail. Sidi Saïd, lui, se voulait plus virulent, comme s’il faisait face à une pression le poussant à se justifier. Comme s’il avait aussi trop de choses à dire et des comptes à régler. « Nous sommes pour un troisième mandat », commencera-t-il par entonner pour signaler au préalable son positionnement. C’était là un prélude qui lui permettra par la suite de dire tout le mal qu’il pense des grèves, des syndicats autonomes et de là, faire l’éloge non seulement de la centrale qu’il dirige, mais surtout des acquis de l’UGTA depuis les années 1990 à ce jour. Un bilan moral digne des grandes assemblées générales a été alors apporté pour consolider la vision de l’UGTA comme si le doute avait réellement fini par gagner la maison. Ainsi, et aux termes de Sidi Saïd, « l’UGTA fait partie de ceux qui construisent et non de ceux qui détruisent. Nous avons fait du dialogue notre devise et on a eu des résultats ». Il consolidera par la suite les déclarations déjà faites par le chef du gouvernement au sujet de la mise en application de la nouvelle grille des salaires en déclarant : « C’est aujourd’hui que sera signé, à titre transitoire, le décret exécutif de la nouvelle grille. Les travailleurs de la Fonction publique percevront ainsi leur nouvelle paye au mois d’avril prochain avec un rappel rétroactif à partir du mois de janvier 2008. » En citant ces « acquis », Sidi Saïd cherchait surtout à faire le parallèle avec le mouvement de débrayage enclenché ici et là par les syndicats autonomes qu’il qualifiera presque ouvertement de… souris. Ainsi, il dira : « Nous constatons que chaque jour des gens se lèvent le matin et décident d’appeler à une grève ! On n’a pas à se mesurer à ceux-là. D’ailleurs, comment osera-t-on faire une comparaison entre un éléphant et une souris ? Ces gens-là utilisent de nouvelles méthodes et prennent en otages des écoliers et des personnes malades. Seulement et malgré toutes les tentatives d’embrasement auxquelles nous assistons depuis ces trois derniers mois, il s’avère que ce n’est finalement que de la cendre. Nous sommes conscients que les fonctionnaires ont le droit de s’inquiéter, mais pas dans le trouble. »
Les bâches de l’horreur
Comme s’il ne suffisait pas aux Arcades de Skikda de porter, comme des béquilles, ces poutrelles de fer, leur donnant l’aspect d’une cage, et ces tonnes de poussière et de crasse, aussi bien sur le sol que sur les murs, voilà que des bâches hideuses viennent ternir davantage l’avenue principale de la ville. Conçues et installées sans aucune considération esthétique ou technique, ces bâches offrent aujourd’hui un aspect des plus répugnants à ces lieux. Jamais entretenues ni lavées, elles s’élèvent tels de vulgaires étendards, comme pour parachever la clochardisation qui mine la vitrine de Skikda.
L’égout
et le député
Un égout continue de déverser ses eaux nauséabondes à l’air libre, au pied de la mini-tour n° 2 des Allées du 20 Août, et ce depuis belle lurette. Les eaux ruissellent continuellement, pour stagner au milieu des passages réservés aux passants. Plus grave encore, ces eaux chargées de saletés longent les devantures des magasins et autres épiceries. Les habitants, qui ne savent plus à quel saint se vouer, ont tenu à déclarer ceci : « Pourquoi aller voir le maire ou l’OPGI si un de nos voisins, quotidiennement en contact avec ces marécages, n’a rien pu faire ». Ce voisin n’est autre qu’un… député.
Allo…l’ADE ?!
Une fois le fait signalé dans nos colonnes, l’ADE n’a pas tardé pour venir à bout de la fuite d’eau qui sévissait, depuis des lustres, aux Allées du 20 Août. Voilà un bon point pour la défunte Epdemia. Seulement, l’Algérienne des eaux ne semble vouloir opérer qu’au niveau des seules fuites qui se trouvent sur les routes, souvent empruntées par les officiels. La preuve, celles signalées au niveau du tronçon routier de Merj Eddib existent toujours. Elles se sont même multipliées, et les dégâts causés à la chaussée se sont aggravés. Aux dernières nouvelles, un engin est bel et bien venu mardi dernier creuser pour limiter les dommages, seulement le même engin est reparti laissant derrière lui une véritable mare.
Clean-Ski
innove
Hier, la cité des 500 logements a vibré aux sons de l’entreprise publique Clean-Ski. Une scène a été érigée pour créer une grande animation, et de là attirer la curiosité des enfants et même des habitants. Le but de cette opération est expliqué comme suit par la directrice de Clean Ski : « Nous cherchons à impliquer nos concitoyens dans le processus du ramassage des ordures en les initiant au tri à la source. Nous venons de mettre à la disposition de la cité plusieurs cages pour la récupération du plastique. C’est en quelque sorte une consolidation que nous avons décidée après le grand succès rencontré à la cité de Zeramna. Nous prévoyons également une campagne de reboisement ». Bravo pour l’initiation et …pourvu que ça dure !
Malfaçons
au théâtre romain
L’opération, initiée pour la restauration et la rénovation du théâtre romain de Skikda n’aurait pas été à la mesure des attentes. Ainsi, l’on apprend que l’entreprise chargée de cette opération n’aurait pas respecté l’aspect historique et archéologique de l’enceinte romaine. Des malfaçons, plus ou moins importantes, ont été relevées par des experts dépêchés par le ministère de la culture. En plus de l’échec de l’opération de désherbage, on note avec insistance le fait d’avoir inclu un mur du lycée Ennahda, qui est mitoyen au théâtre, dans la propre configuration de l’enceinte de ce théâtre, le prenant comme support pour quelques objets décoratifs. Quand on apprend que la muraille du lycée est jugée assez frêle, il y a de quoi s’inquiéter !
20 FEVRIER 2008
Désormais, Skikda vit au rythme de la rumeur, alimentée souvent par une vox populi des plus prolixes en matière de détails et d’amplification. Et comme il n’y a jamais de fumée sans feu, la rumeur est souvent entretenue à partir de faits divers bien réels.
Chaque jour, de nouvelles informations viennent gonfler une psychose qui s’installe dangereusement, et il suffit de faire un tour à la sortie des classes pour constater une présence parentale peu habituelle. Cet état de fait serait une conséquence directe de quelques faits qui se sont succédé ces derniers temps au niveau national et aussi à Skikda. Ainsi, après l’affaire de l’imam pédophile qui s’adonnait à sa perversité dans le lieu de culte à Collo et après les deux faux kidnappings de jeunes filles, l’une à Tamalous et l’autre à Bin El Ouidène, la scène locale vient d’être une seconde fois le théâtre d’une énième fausse disparition. Skikda ne parle que de ces trois jeunes collégiens de Tamalous qui ont subitement disparu sans donner signe de vie. Les interprétations qui ont suivi cette affaire sont allées jusqu’à affirmer que ces jeunes auraient opté pour le maquis, alors que d’autres attestaient qu’ils ont été kidnappés par des sorciers en manque d’organes humains. Les plus étonnés dans cette affaire sont bien sûr les propres habitants de Tamalous qui ne comprennent pas le fait qu’une simple fugue se transforme en un fait des plus inquiétants. Ainsi et selon des recoupements recueillis auprès des services de sécurité, des proches des familles et des enseignants du collège Kadous Ahmed à Tamalous, il s’avère qu’après avoir subtilisé une somme de 5 millions de centimes, les trois jeunes ont effectivement pris, samedi dernier, le bus en direction d’Alger, où ils ont été tout de suite recueillis et hébergés par un parent. Leurs parents respectifs ont été aussitôt alertés. La cause de cette virée serait, à en croire certains proches, en relation avec les mauvais résultats scolaires obtenus, car il reste à savoir que deux des trois enfants sont fils de médecins. Toujours dans le carrousel de la psychose qui n’en finit plus, d’autres affaires sont venues mettre de l’huile sur le feu en alimentant de plus belle toutes les peurs. Ainsi, en plein cœur de Skikda, les services de sécurité viennent de déjouer les malversations d’un herboriste aux mains trop baladeuses. Cette affaire a mis en émoi tous les Skikdis qui croyaient que l’ère de la sorcellerie était bel et bien révolue. L’herboriste qui vient d’être mis sous mandat de dépôt par le juge instructeur près le tribunal de Skikda s’adonnait, en plus de sa qualification commerciale, à d’étranges activités dans son arrière-boutique. Ainsi, le système « de bouche à oreille » lui assurera rapidement une grande renommée auprès de la gente féminine. Il était devenu, grâce à la rokia et à d’autres exercices que la pudeur réprouve, la référence en matière de soins. Il abusait de la détresse des gens et prétendait guérir les stériles, marier les vieilles filles et prédire l’avenir des ménagères.
Le SG de l’UGTA est interpellé pour trouver une solution équitable.
En marge de la rencontre nationale des délégués syndicaux de la fédération nationale des travailleurs du tourisme et du commerce (FNTTC) tenue hier à Skikda, Brahmia Rabah, et dans une déclaration à El Watan, a tenu à donner à l’affaire de l’hôtel Essalem une envergure nationale en déclarant : « Le secrétaire général de l’UGTA est interpellé pour trouver une issue juste et équitable pour les travailleurs des hôtels Essalem de Skikda, El Hidab de Sétif et l’Orient de Annaba. Nous sommes, quant à nous, venus ici à Skikda pour apporter tout notre soutien à ces travailleurs et nous exigeons le respect de la convention signée au mois de juillet 2006 en présence du secrétaire général de l’UGTA et du chef du gouvernement. » Il ajoutera que la FNTTC attend beaucoup des pouvoirs publics pour permettre « aux travailleurs de bénéficier de leurs droits ». Plus menaçant, il dira que « nous sommes en mesure de sensibiliser tous les travailleurs du secteur du tourisme et du commerce sur l’ensemble des wilayas du pays » et que « nous ne réculerons devant rien, seulement nous laissons aux décideurs un délai de 15 jours pour solutionner définitivement ces problèmes, faute de quoi nous nous verrons obliger de recourir à d’autres moyens de protestation dans le cadre des lois du pays ». La colère « syndicale » du secrétaire général de la FNTTC a été précédée par un communiqué rendu public hier et qui dans sa globalité rejoint les déclarations qu’il nous a faites. Ce communiqué mentionne cependant la volonté de la FNTTC de s’abstenir de signer le contrat de vente au cas où le problème persisterait. La rencontre d’hier a vu une participation record de l’ensemble des sections syndicales du secteur.
19 FEVRIER 2008
Un engin de chantier a heurté hier à 14h30 le gazoduc qui alimente à partir de Hassi R’mel le complexe gazier de Skikda (GNL).
L’incident s’est produit à Ben Cheikh, un lieudit situé entre les communes de Aïn Bouziane et El Harrouche au sud-ouest de la wilaya de Skikda. L’intervention des éléments de la Protection civile appuyés par les agents de sécurité de Sonatrach a permis de circonscrire le sinistre en évitant tout risque d’explosion. La Gendarmerie nationale, qui s’est chargée de la sécurisation d’un large périmètre de la zone concernée, a procédé immédiatement à la fermeture de la circulation sur le tronçon routier mitoyen, en la déviant vers l’axe allant vers la commune de Sidi Mezghiche. Les agents de Sonatrach ont par la suite fermé les deux vannes implantées, l’une à El Harrouche et l’autre à Aïn Bouziane, et distantes l’une de l’autre de plus de 10 km, afin de limiter la fuite des gaz. Hier et jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse, la Protection civile, la gendarmerie et Sonatrach s’attelaient encore à suivre de très près la situation en attendant que les quantités encore contenues dans le tronçon concerné se vident entièrement. Selon des sources locales, l’incident a été provoqué par un engin de chantier d’une entreprise nationale chargée de l’étude des sols dans le cadre du projet de l’autoroute Est-Ouest. L’engin, vraisemblablement, de carottage aurait touché à plus de trois mètres de profondeur le gazoduc occasionnant une fuite assez importante. Selon des techniciens du complexe gazier de Skikda, cet accident n’aurait eu aucune incidence sur la production. D’autres sources affirmaient par contre que le GNL aurait cessé toute activité vers 15h. Une information qu’il nous a été impossible de vérifier vu l’indisponibilité des responsables du complexe qui étaient encore occupés par le sinistre. Cet incident, qui n’a fort heureusement eu aucune répercussion grave, est le second du genre à se produire dans cette même région. A rappeler, qu’en 1998, une fuite de gaz suivie d’une explosion avait causé la mort de quatre riverains qui habitaient à moins d’un kilomètre du gazoduc
17 FEVRIER 2008
L’une des deux unités de reforming de la raffinerie de Skikda (RAIK) pour la production des essences et des aromatiques a été mise à l’arrêt vendredi dernier, suite à une rupture d’eau dessalée. Selon des techniciens de la raffinerie de Skikda, ce manque a été essentiellement causé par la panne relevée au niveau d’un évaporateur du complexe pétrochimique de Skikda (CPIK), deuxième pourvoyeur de la raffinerie avec une dotation moyenne estimée à 1000 m3/jour. Selon les mêmes sources, les responsables de la raffinerie et après l’épuisement des eaux emmagasinées ont tenté, dans un premier temps, d’assurer l’approvisionnement en eau à partir du complexe gazier (GNL), sans pour autant parvenir au volume essentiel. Le GNL ne peut garantir à la raffinerie plus que 2400 m3. Cet arrêt forcé, comme tiendra à le préciser un cadre de la RAIK, ne devrait pas avoir de conséquences sur l’approvisionnement du marché puisque la deuxième unité continue de produire. Il mentionnera, par ailleurs, qu’un accord avec le CPIK a été conclu dans l’après-midi d’hier pour tenter de garantir au moins un approvisionnement de 500 m3 en eau dessalée. Cet arrêt, en dépit de toutes les considérations techniques, est venu une fois encore poser le problème de la nécessité de mettre les installations du raffinage de Skikda à l’abri de tous les aléas externes en lui garantissant tous les outils de production indispensables
La raffinerie de Skikda (RAIK) a été vivement bouleversée après la disparition tragique d’un de ses cadres, Boubekeur Allaoua, qui s’occupait du projet développement à Raik.
Il a été terrassé jeudi dernier par un malaise sur son lieu de travail, le jour même où il revenait des auditions tenues à Alger dans le cadre de l’affaire dite « John Crane ». Ses collègues, qui reconnaissent en lui de grandes qualités humaines et professionnelles, allant jusqu’à le qualifier d’encyclopédie technique, lient dans leur majorité sa mort au stress que lui aurait occasionné le fait d’avoir été cité, à titre de témoin, dans l’affaire. Ils témoignent que dès son retour d’Alger, il avait tenu à réunir son staff pour une réunion à 13h avant de sentir un mal au niveau de la poitrine. Diabétique, il succombera à une hyperglycémie vers 16h. A mentionner, à cet effet, que dans le cadre de la même affaire, 13 cadres du RAIK, dont d’anciens cadres dirigeants de la boîte, des chefs de départements et des membres du comité de passation de marchés ont été cités, certains à titre de témoins, dans l’affaire John Crane.
A quoi servent la planification, la programmation et la réalisation de projets dans le secteur hydraulique si, en fin de compte, on s’amuse à gaspiller ce précieux liquide à défaut le faire parvenir aux foyers ?
La question reste posée, et il appartient à chacun d’y apporter la réponse qu’il juge adéquate ! L’eau, au vu de son bienfait vital, et compte tenu des infrastructures déjà réalisées, et d’autres à venir, ne devrait pas constituer une polémique dans une ville au potentiel hydraulique des plus importants du pays. Néanmoins, ce n’est guère le cas. A Skikda l’eau coule à flots, mais pas forcément là où on l’attend le plus. Une simple virée à travers les différents quartiers de la ville suffit pour constater la saignée. A Bouabbaz, Bouyala, l’avenue Houari Boumediene, Merj Eddib, Béni Malek, Borj H’mam…les fuites d’eau font désormais partie du paysage quasi apocalyptique de la ville. Ces écoulements, dont certains datent de plus d’un mois, ne semblent inquiéter personne ; l’ADE, les services de la sûreté, aussi bien que les agents communaux, donnent l’impression de les ignorer. Ces fuites continuent d’altérer l’état des routes, et on apprend même qu’elles sont à l’origine des retards sur les opérations de réfection des routes comme celle de l’avenue Houari Boumediene. Entre-temps, l’ADE continue de « mépriser » ses abonnés en procédant à de longues coupures d’eau sans même prendre la peine d’ avertir. L’eau peut être coupée à n’importe quelle heure, et peut même revenir comme par magie, à 2h du matin, comme ce fut le cas aux allées du 20 Août ! Pourtant, à notre connaissance, Skikda dispose d’une radio locale que l’ADE pourrait utiliser comme moyen de communication, donnant ainsi l’opportunité aux citoyens de prendre leurs dispositions, car une annonce radio coûte moins de 1 500 DA, l’ADE le sait-elle ? Bref, alors que la sécheresse commence à se faire sentir, Skikda revient à des réflexes qu’on croyait à jamais bannis. Elle se permet le luxe de gaspiller ses richesses au moment où le ministère des affaires religieuses vient d’appeler à la prière d’El Istiskaa. Vendredi donc, les fidèles joindront leurs prières pour qu’il pleuve. Seulement, que diront ces fidèles de la mosquée de Merj Eddib, qui une fois sortis de celle-ci, se retrouveront face à de grandes flaques d’eau, s’épandant sur la chaussée ? Allo…l’ADE, il y a quelqu’un ?!
Boulekroud (I), le lotissement oublié
Les habitants du lotissement Boulekroud I, implanté sur les hauteurs du versant ouest de la ville de Skikda, continuent de vivre un véritable calvaire à chaque saison hivernale. A ce sujet, un habitant de ces lieux dira : « Notre cité n’a pas encore bénéficié d’un raccordement au gaz naturel en dépit des multiples démarches engagées auprès des responsables concernés, ce qui nous impose un approvisionnement en gaz butane. Seulement, en hiver, l’état délabré des chaussées rend celles-ci impraticable, et de ce fait, il devient impossible aux distributeurs de bouteilles de gaz d’approvisionner les habitations situées sur les hauteurs du lotissement ». D’autres habitants évoquent un autre problème, lié à la régularisation foncière du lotissement, déclarant : « Nous attendons depuis 1986 nos actes de propriété, et ce malgré les vives recommandations faites il y a plus d’une année par le wali aux responsables concernés ». Serait-ce dû à des lenteurs bureaucratiques ou plutôt à de simples considérations techniques ? Les habitants du lotissement s’interrogent toujours.
Les journalistes invités au parquet
L’ensemble de la corporation est invité à assister, à partir d’aujourd’hui, à un cycle hebdomadaire de formation initié par le parquet de Skikda. S’inscrivant dans le cadre des orientations de la direction générale des affaires juridiques du ministère de la justice, cette formation, qui aura à s’étaler jusqu’au mois de mars prochain, comprend divers chapitres en relation avec la justice. Selon M. Kebir, procureur général du parquet de Skikda, cette initiative devrait « permettre à l’ensemble des journalistes locaux de disposer des outils essentiels en relation avec le monde de la justice, et acquérir de ce fait les rudiments indispensables à leur mission ». Il précisera que le programme, arrêté à cet effet, est en mesure d’aider le journaliste, qui aura également toute latitude de se renseigner sur d’autres sujets relatifs aux thèmes retenus. Ces derniers seront présentés sous forme de communications par des magistrats. A titre d’exemple, les correspondants locaux s’initieront à divers sujets, comme le pouvoir judiciaire, les devoirs et obligations du juge, la cour suprême et également les délits en relation avec la mission d’informer.
170 MDA pour le théâtre régional
Une enveloppe de 170 MDA (millions) a été accordée pour la restauration et le réaménagement du théâtre régional de Skikda. L’enveloppe englobe la réalisation d’une étude ainsi que celle du projet. L’opération a été confiée à Pluriel architecture, bureau d’études franco-algérien domicilié à Marseille. L’élaboration de l’étude se fera dans six mois, et la réalisation en une année. Des aménagements, comme la restauration des fresques et l’élargissement de l’entrée du théâtre, seraient aussi prévus, selon un cadre de la direction de la culture. On avance, par ailleurs, et sous toute réserve, que la mosquée de Sidi Ali Lekbir de Collo serait appelée à bénéficier d’une opération similaire.
Yazid Benhammouda quitte Skikda
Notre ami et
confrère, Yazid Benhammouda, directeur de la
radio locale a été promu pour présider aux
destinées de Radio Batna FM. Une
consécration qui vient à juste titre,
d’ailleurs, récompenser plusieurs mois de
travail et de sérieux accomplis parmi nous.
D’une gentillesse extrême, et entièrement
dévoué à son métier, Yazid a beaucoup
apporté à Skikda. Innovateur, il aura laissé
une bonne impression, aussi bien parmi ses
confrères que chez les auditeurs. Bonne
continuation et merci au nom de Skikda.
La femme et le fils de Belkacem Rouache, cinéaste, écrivain et journaliste au Jeune indépendant, ont trouvé la mort dimanche dernier par asphyxie.
Les corps de Mme Rouache Dalila, 53 ans, et son fils Abderrahmane, 16 ans, ont été découverts sans vie lundi dernier par le voisinage dans leur maison située au quartier des Allées du 20 Août à Skikda. L’autopsie a conclu à une mort par asphyxie. Leurs dépouilles devaient être transportées dans la soirée d’hier vers la demeure familiale de la défunte à Bouzaréah. Selon notre ami et confrère Rouache, les victimes seront enterrées aujourd’hui au cimetière de Sidi Bounnour à Bouzaréah. Visiblement abattu, il reviendra sur les circonstances de cette tragique perte : « Je les avais appelés dimanche dernier, comme d’habitude, à 19h. Le lendemain matin, je les ai rappelés, mais personne ne répondait. Je me suis inquiété et j’ai finalement réussi à joindre par téléphone un des amis de mon fils pour lui demander de s’enquérir de la situation. Les voisins ont alors forcé la porte de l’appartement pour les trouver morts. » Au sujet des causes éventuelles de ce drame, Belkacem Rouache dira : « C’est l’accumulation des gaz brûlés dégagés du chauffe-bain, une nuit durant, qui en serait la cause essentielle. » Des voisins sont allés plus loin en témoignant qu’« il faut savoir que l’eau courante avait été coupée ce jour (dimanche) et que c’est vers 2h du matin qu’elle a été rétablie. Nous estimons que c’est le rétablissement de l’eau à cette heure tardive qui a ravivé la flamme du chauffe-bain et occasionné l’accumulation de CO2 dans la maison ». A mentionner qu’Abderrahmane se préparait à présenter son examen du BEM. Eprise d’art et de culture, Mme Rouache, quant à elle, est très connue et appréciée dans le milieu artistique local. Elle s’occupait d’une classe de dessin pour enfants au centre culturel Ali Tlilani
CINQ années de prison ferme contre l’imam homosexuel à Collo
Le tribunal correctionnel de Collo a prononcé hier son verdict, en première instance, dans l’affaire dite de « l’imam pédophile ». Répondant au chef d’accusation d’homosexualité et d’atteinte à un lieu de culte, l’imam a écopé de cinq années de prison ferme assorties d’une amende de 10 000 DA. Le deuxième prévenu, un jeune de 17 ans, comparaîtra quant à lui devant le juge des mineurs. A rappeler que l’imam avait été pris en flagrant délit de pédophilie sur un jeune de 17 ans dans la mosquée d’El Karia, à l’entrée de la ville de Collo.
12 FEVRIER 2008
Le magasin principal de la station de dessalement, situé à l’intérieur de la plateforme pétrochimique de Skikda, a été grandement endommagé suite à un mystérieux incendie qui s’est déclaré dimanche dernier vers 19h.
On enregistre la perte de pas moins de 1500 filtres à cartouches. Un équipement indispensable à la technologie de l’osmose inverse qui constitue le procédé principal de dessalement de la future station de Skikda d’une capacité de 100 000 m3/j. Rencontré sur le site, Alphonso Aliaza, l’adjoint du directeur du projet, s’est contenté de déclarer : « Nous ne disposons d’aucune estimation des dégâts occasionnés et nous ne pouvons communiquer aucune appréciation, pour le moment, quant à d’éventuelles répercussions du sinistre sur l’échéancier du projet. » Il précisera néanmoins que le principal propriétaire du projet, l’Algerian Energy Company (AEC), une société créée par Sonatrach et Sonelgaz, reste la seule habilitée à apporter toute autre information relative à l’incendie. Les responsables de cette société sont attendus aujourd’hui à Skikda. La seule communication officielle est parvenue de l’entreprise de gestion de la zone industrielle de Skikda (EG ZIK) à travers un communiqué rendu public hier et qui revient sommairement sur l’intervention et la maîtrise de l’incendie. L’EG ZIK fait par ailleurs part de l’intervention énergique de ses éléments (force d’intervention de réserve - FIR) et mentionne le déclenchement du plan d’assistance mutuelle (PAM). Un plan d’intervention qui implique dans son exécution les unités d’intervention de l’ensemble des unités pétrolières implantées dans le pôle hydrocarbures de Skikda. Il reste à relever que les chantiers du projet ont normalement fonctionné hier, et sur les lieux, il ne restait que l’odeur de brûlé. Des agents rapportent que l’intervention des éléments de la FIR a permis d’éviter le pire et font part de la visite du wali et des responsables locaux qui ont tenu à s’enquérir de l’état du chantier vu son importance sur le devenir hydraulique de près du tiers de la population de la wilaya de Skikda. Car l’eau dessalée qui sera normalement livrée au courant du deuxième semestre de l’année en cours aura à assurer l’autonomie totale en eau du pôle hydrocarbure et viendra appuyer l’AEP des populations de plus de 20 agglomérations dont Skikda, El Harrouch et Azzaba
Les gardes-côtes de Skikda ont intercepté et récupéré, dimanche en début de soirée, un sac en plastique contenant pas moins de 33 kg de cannabis. La drogue hermétiquement protégée a été découverte près de El Jarda, une plage de la ville de Collo. Une enquête a été ouverte afin de déterminer son origine et les éventuels destinataires à moins qu’elle ne fut rejetée par un navire au large de la baie de Collo
Réunis hier matin à l’hôtel Cirta de Constantine, les membres du conseil syndical de l’EGT Est ont décidé à l’unanimité le gel de la grève observée du 5 au 11 février.
Lors d’une rencontre
avec la presse, les
représentants des
travailleurs des
hôtels Cirta et
Panoramic de
Constantine, Essalem
de Skikda, Chélia de
Batna, les
Hammadites de Béjaïa,
Bougaroun de Collo
et la station
thermale Hammam
Guergour de Bougaâ,
dans la wilaya de
Sétif, ont affirmé
que cette décision,
communiquée à tous
les travailleurs des
établissements
relevant de l’EGT
Est, a été prise
dans l’attente de la
réunion de la
commission exécutive
de la Fédération
nationale des
travailleurs du
tourisme et du
commerce (FNTC),
affiliée à l’UGTA,
prévue le 20 février
à Skikda. Cette
rencontre, qui aura
à débattre de la
situation qui
prévaut actuellement
au niveau de tous
les établissements
touristiques, devra
se prononcer surtout
sur l’éventualité de
mener un mouvement
de grève à l’échelle
nationale. Une
démarche que
certains
qualifieront
d’ultime recours
pour amener les
responsables du
groupe Gestour à
respecter leurs
engagements avec les
représentants de la
FNTC, notamment
l’article lié à
l’indemnisation du
départ volontaire.
Cette question
demeure le principal
point de discorde
entre les deux
parties depuis la
cession de l’hôtel
Essalem de Skikda.
Dans cet
établissement, les
travailleurs, réunis
hier après-midi en
assemblée générale
extraordinaire, se
sont opposés à
l’appel au gel du
mouvement de grève
lancé le matin même
par le syndicat de
l’EGT Est. Appuyés
par le bureau de
wilaya de l’UGTA,
les travailleurs,
s’ils ont salué le
mouvement de
solidarité qui leur
a été témoigné par
l’ensemble de leurs
collègues des autres
unités hôtelières de
l’EGT Est, refusent
de reprendre le
travail jusqu’à
l’obtention de
garanties
officielles et
fermes concernant
leur avenir. Un
employé de l’hôtel a
tenu à déclarer, à
l’issue de
l’assemblée : « Nous
ne comprenons pas
les motivations
exactes du syndicat
d’entreprise qui
appelle à geler la
grève pour la
reprendre à une date
ultérieure, alors
qu’aucun signe
d’apaisement n’a
émané de Gestour. »
10 FEVRIER 2008
Après un énième prolongement de l’instruction policière, l’imam pédophile de Collo a finalement été présenté hier devant le magistrat instructeur près le tribunal de Collo qui a décidé de le mettre sous mandat de dépôt.
L’homme de religion, qui s’occupait en plus de l’enseignement coranique dans la mosquée d’El Karia, à l’entrée de la ville de Collo, s’adonnait à la pédophilie avec, vraisemblablement, le consentement d’un jeune de 17 ans non pas dans sa maison mitoyenne au lieu de culte, comme il a été pudiquement rapporté dans nos précédentes éditions, mais dans la mosquée elle-même. L’instruction a permis, néanmoins, de mettre au jour la complicité du jeune qu’on présentait comme une victime et qui affirmait aux policiers avoir fait l’objet de pressions. Ce dernier a d’ailleurs été lui aussi mis sous mandat de dépôt. L’imam et le jeune sont accusés de perversité et de profanation d’un lieu de culte. On apprend, par ailleurs, que l’imam mis en cause ne serait pas à sa première affaire du genre puisque des sources locales rapportent qu’il a déjà été « chassé » d’une mosquée située à Zitouna. On évoque, à cet effet, qu’ayant jugé le comportement de l’homme de culte assez douteux, des citoyens de Zitouna s’étaient alors empressé de réagir pour voir l’imam muté vers une autre mosquée de Collo. Cette affaire, qu’on a tenté de démentir par « ouï-dire » après sa parution sur nos colonnes, continue d’alimenter les discussions et de susciter toutes les condamnations dans la paisible ville de Collo.
De l’instruction au jugement, le meurtrier ne cessera de clamer les raisons passionnelles de son crime. Il assimilera son acte à une vengeance contre la famille de la victime qui refusait de lui accorder sa main, tout en niant toute préméditation.
« Le jour du crime, je l’ai croisée fortuitement avec sa sœur alors que je m’apprêtais à rejoindre mes terres. Je ne la guettais pas et quand elle m’a craché au visage, j’ai vu rouge et je l’ai alors frappée avec une faucille qui devait me servir dans mes travaux de champs. » C’est en ces termes que l’accusé, N. Rezak, 26 ans, tentera d’expliquer son acte commis le 6 octobre 2007 à Gribissa, un village près de Azzaba. La victime, sa voisine, n’avait alors pas encore atteint ses 19 ans. Elle a été poignardée et à trois reprises, par une arme blanche, une « baïonnette », diront, par la suite, sa sœur ainsi que deux témoins oculaires. Le médecin légiste de l’hôpital d’Azzaba mentionnait dans son autopsie 3 coups, dont la profondeur allait de 4 à 6 centimètres. « Cette fin malheureuse devait bien arriver un jour », selon les multiples déclarations faites par l’accusé lors de l’instruction. C’est une fin brutale à un conflit de voisinage que l’accusé assimilait plutôt à un grand amour. Il avait demandé la main de la victime, mais devant le refus familial il continuera de tenter sa chance. Les parents de la victime déposent alors une plainte contre lui pour « incitation de mineure à la débauche. » Il écopera d’une année de prison ferme et à sa sortie, une deuxième plainte fût déposée par le frère de la victime. Une deuxième peine d’emprisonnement de deux mois fût alors prononcée contre l’accusé. Depuis, il jurera, selon ses propres termes, de se venger au moment opportun. Et ce moment arriva au mois d’octobre 2007 aux environs de 10 h lorsque l’accusé croisa sur son chemin la victime en compagnie de sa sœur. Il rebroussera chemin, sortira une arme blanche et assènera trois coups mortels à la victime. Et s’il ne cachera pas par la suite sa culpabilité, il tentera, lors du procès, de réfuter toute préméditation. Chose que deux témoins réfuteront en déclarant que ce jour-là, ils avaient aperçu Rezak qui semblait plutôt attendre quelqu’un et que dès qu’il aperçût la victime, il se dirigea vers elle pour l’assassiner avant de prendre la fuite. Ce que confirmera également la sœur de la victime. La défense tentera d’évoquer des circonstances atténuantes, alors que le procureur de la République réquisitionnera la peine capitale. Un verdict qui maintiendra la cour d’assises de Skikda.
Parfois, il suffit de peu pour donner beaucoup. C’est presque l’histoire du conservatoire de Skikda qui, après des années-lumière d’oubli durant l’ère du RND, puis celle d’El Islah, celui-ci se voit subitement et agréablement propulsé au-devant de la scène.
Ainsi, et après l’émouvante allocution du nouveau maire de la ville, qui avait promis de procéder à la réouverture du conservatoire, le wali, en personne, s’est déplacé sur les lieux pour s’enquérir de la situation et décider sur place de « mettre tous les moyens nécessaires pour que le conservatoire puisse rouvrir et jouer pleinement son rôle ». Il insistera cependant sur la qualité des aménagements à apporter, quitte à « y mettre le paquet ». La visite du wali, en compagnie du P/APC, aura aussi permis de voir l’état de délabrement, aussi avancé que dangereux de l’endroit, et de décider, in situ, de tout entreprendre pour sauver le conservatoire d’une gabegie préméditée. Le conservatoire communal de chant, de danse et de déclamation de Skikda est donc appelé à vivre de grandes opérations de réhabilitation et de confortement, lui permettant de renouer avec sa vocation première. Cette ville aura donc aujourd’hui à redoubler d’efforts et de moyens pour relancer ce lieu de la culture, alors que de simples opérations de confortement et d’entretien qui, entrepris à temps, auraient largement évité tant de calamités. Bref, l’essentiel est dans l’avenir, et il ne devrait être que radieux pour ces lieux mythiques de la culture locale. Véritable mémoire de la ville, le conservatoire était un label culturel et un must, qui aura formé tant d’artistes de renommée nationale et internationale. Oui internationale, et ce n’est pas une erreur de frappe, mais une vérité qui témoigne de l’attachement profond de Skikda au monde de la culture, même si les nouveaux « bien-pensants » ne cessent de l’attirer vers le bas. Les exemples d’artistes qui ont fait leurs premiers pas dans ce lieu de la culture sont multiples, et il suffit juste de citer, Amal Wahbi, Meguiba, musicien et arrangeur du prestigieux groupe Gnawa diffusion, Amar Zahi, fondateur et bassiste du groupe de Jazz Sinouj, et tant d’autres encore. Au cours des années 1980, et jusqu’à la fin des années 1990, plus de 400 élèves et plusieurs troupes musicales arpentaient allégrement les lieux, et s’imprégnaient de la chose culturelle locale. C’était l’âge d’or, une époque que Skikda voudrait revivre, non comme une vengeance contre l’oubli et la décadence, mais plutôt comme une renaissance. Un espoir pour les nouvelles générations.
Dans une déclaration à El Watan, Farhat Ghanaï, maire de Skikda, a tenu à rassurer les citoyens quant au devenir de la piscine de Larbi Ben Mhidi, par ces propos : « Après des contacts avec la société Sotramest, nous avons décidé de procéder, et dans les meilleurs délais, au confortement de la bâtisse par la réalisation d’une digue devant protéger les assises de la piscine ». L’initiative de la mairie de Skikda intervient suite à l’écroulement d’une murette de la piscine, il y a plus d’un mois, fait qui avait laissé craindre le pire devant le danger persistant du ressac. Selon le P/APC, la construction de cette digue devra permettre de poursuivre les travaux en cours dans l’enceinte de la piscine, sans crainte d’un quelconque dégât marin
Skikda FM a remporté, dernièrement, le prestigieux prix du microphone d’or dans la catégorie Journal parlé.
Cette consécration, en somme très attendue, constitue le fruit de beaucoup d’années d’efforts, et l’honneur en revient, surtout, à notre consoeur Izdihar Fassih, qui a su, avec sa voix, sa présence et la touche de réserve qui la caractérise, convaincre le jury. Selon M. Benhamouda, directeur de la radio, le sujet primé « n’était pas un enregistrement préparé spécialement pour le concours, mais bel et bien un journal diffusé réellement sur nos ondes ». Le directeur, qui ne cache pas sa joie et sa fierté d’avoir réussi, a tenu à déclarer que ce couronnement est en fait « un fruit doux et amer à la fois. Doux et agréable, car il consacre des mois de travail et de sérieux dans le but de donner à Skikda FM ses titres de noblesse, amer car il vient nous rappeler le douloureux souvenir de notre collègue et ami Abdelwaheb Saheb, qui nous a quittés pour un monde meilleur. Cette victoire nous la lui devons et nous la lui dédions. Cette reconnaissance ne fera que nous encourager à continuer sur cette voie, qui vise à parfaire nos programmes et aura aussi à nous stimuler pour hausser notre jeune radio au rang d’élite ».
L’APC de Skikda vient de récupérer l’un de ses innombrables biens, occupés par d’autres institutions et organismes.
L’on apprend, à cet effet, que l’exécutif actuel vient d’allonger la liste du patrimoine communal, en restituant plusieurs bâtisses et autres biens, comme le parc et les hangars utilisés auparavant par Mittal steel, des locaux, la bâtisse dite la Gondole, près du rond-point de Béni Malek, ainsi que l’hôtel Le Select jouxtant la bâtisse des douanes. Ces deux derniers biens, qui étaient en la possession, il y a plusieurs années déjà, d’un service des œuvres sociales de Sonatrach, devront d’abord faire l’objet de quelques opérations de restauration et d’aménagement, afin de servir de lieu d’appoint à des services communaux. L’hôtel pourra servir, à titre d’exemple, d’accueil à la direction des ressources humaines et auservice contentieux, lesquels sont localisés actuellement à l’hôtel de ville. Cette délocalisation, si jamais elle venait à se faire, permettrait certainement d’alléger la charge de l’Hôtel de ville.
05 FEVRIER 2008
L’imam d’une mosquée d’El Karia, un lieudit situé à l’entrée de la ville de Collo à l’ouest de la wilaya de Skikda, devait être présenté hier devant le magistrat instructeur de Collo avant que des considérations techniques ne viennent ajourner sa présentation qui a été reportée à une date ultérieure. L’imam a été pris en flagrant délit de pédophilie sur un jeune âgé de 17 ans. Des sources locales rapportent qu’agissant à partir d’informations insistantes sur le comportement douteux de l’imam, les gendarmes de la brigade de Collo ont fini par prendre en pleine nuit et en flagrant délit le pédophile dans sa maison qui jouxte le lieu de prière. Le jeune agressé, originaire de la région des Platanes à l’est de Skikda, aurait avoué aux gendarmes, selon les mêmes sources, qu’il subissait de grandes pressions de la part de l’imam qui est allé jusqu’à lui proposer de l’argent. Il va sans dire que cette affaire, que certains cercles cherchaient à étouffer, a engendré une grande consternation et de vives condamnations au sein de la population de Collo.
La chambre d’accusation du tribunal de Skikda a entériné hier la décision du magistrat instructeur qui avait ordonné, il y a plus de dix jours, la mise en détention provisoire d’un inspecteur des douanes.
Elle a également prononcé la même décision à l’encontre de deux receveurs principaux et d’un importateur que la première instruction judiciaire avait mis sous contrôle judiciaire. Par ces décisions, la chambre d’accusation donne une autre portée à l’affaire qui a ébranlé le port de Skikda. A titre de rappel, les douaniers mis en cause sont suspectés d’avoir permis à l’importateur de disposer de sa marchandise en acceptant des chèques sans provisions d’une valeur globale dépassant les 5 milliards de centimes. Des sources judiciaires précisent que le traitement de cette affaire aura à se faire dans le cadre de la nouvelle loi relative à la lutte contre la corruption.