Les manifestations qui ont secoué durant la journée de samedi
dernier la paisible commune de Bekkouche Lakhdar à
La genèse de ces événements remonte, selon de sources locales
à jeudi dernier quand, des tractes anonymes ont été placardé sur les murs et
dans les cafés. Les auteurs de ces tractes et après l’exposition de
plusieurs revendications à caractère social, sportif et indirectement
politique ont demandé aux citoyens d’êtres présents le samedi pour tenir un
sit-in pacifique devant le siège de l’APC.
C’est ce qui s’est passé samedi dernier puisque des dizaines
de citoyens sont venus se rassembler devant le siège de la commune pour
demander le départ inconditionnel du maire. Les événements allaient par la
suite prendre une proportion plus grave puisque le siège de la commune a été
carrément fermé et des slogans anti-élus ont été scandés. Une source locale
confirme qu’aucun élu n’a daigné s’aventurer à dialoguer avec les
manifestants. Même le chef de Daira de Ben Azzouz dont dépend la commune de
Bekkouche Lakhdar n’a pas jugé utile de se déplacer. Finalement c’est aux
que les gendarmes, présents en force ont commencé par charger les
manifestants pour les disperser. Suite à quoi, des jeunes en furie ont
commencé alors à s’attaquer aux plaques de signalisation et aux lampadaires
pour se rassembler de nouveau à la sortie de la commune et dresser des
barricades. Il a fallut par la suite que le maire, accompagné par un membre
de l’APW et d’un sénateur se déplacent et engagent des pourparlers avec les
manifestants pour que ces derniers acceptent de désigner dix citoyens pour
les représenter. La délégation s’est alors rendue à Ben Azzouz pour
rencontrer le chef de Daïra et le maire qui leur promettront d’étudier
l’ensemble des revendications. Hier, la tension demeurait encore vive. Les
habitants restaient beaucoup plus à l’écoute du devenir des treize
interpellés mais hormis une nouvelle tentative de barricader la route dans
la matinée, aucun autre incident n’a été signalé.
Quant aux motifs réels de ces événements qui semblent quelque part emboîter le pas aux manifestations tenues il y à une vingtaine de jour à Aïn Charchar, une commune avoisinante de Bekkouche Lakhdar, sont d’abord constitué par un grand marasme des populations de la région même si le starter a beaucoup plus été donné pour des dividendes politiciennes et aussi financière.
Pour les réalités sociales, la commune de Bekkouche Lakhdar reste l’une des moins loties bien qu’elle bénéficie d’opportunité financières beaucoup plus importantes que plusieurs autres. La cimenterie de Hjar Essoud génère à elle seul 2 milliards de centimes par an au moment où les routes communales sont dans un état très dégradé. La commune dispose aussi d’une richesse inestimable constituée par de denses oliveraies constituées essentiellement par une espèce originale ; l’olivier de Gastu qui est appelé à bénéficier prochainement d’une labellisation. La première du genre. Mais ce ci n’omet pas une dure réalité concentrée surtout dans les dix Dechrates que compte la commune. A titre d’exemple, la dechra de Zana est l’une des plus désavantagée. Ses habitants racontent qu’à chaque saison pluviale ils se retrouvent totalement bloqués par les crues de l’oued Zana. Deux enfants ont déjà été emportés par les eaux en voulant traverser un semblant de pont dressé pour desservir la dechra. Ce pont a été tellement mal projeté qu’on l’a construit à un niveau assez bas pour que les eaux de l’oued l’engloutissent à chaque crue.
| Barricades, tractes et manifestations à Bekkouche Lakhdar | |
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Un mort et treize interpellations. |
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On a tenté d’engager de nouveaux travaux pour élever
sa passe, mais les eaux ont de nouveau emporté tout l’arsenal ramené
pour son réaménagement et depuis les habitants de Zana et leurs
enfants usent d’astuces pour traverser l’oued et regagner Bekkouche
Lakhdar.
Ces revendications à connotation sociales ont
constitué l’essentiel des revendications, aux dires d’un membre qui
a prit part aux pourparlers avec les manifestants. Mais ces données
ne devraient cependant pas omettre d’autres facteurs ayant poussé à
cette sortie populaire. Qui serait donc l’auteur ou les auteurs des
tractes ayant conduis à ces manifestants ? Le maire s’est refusé à
tout commentaire et s’est contenté de déclarer que c’est l’enquête
actuellement menée par les services de sécurité qui aura à y
répondre. Mais d’autres personnes bien aux sue des réalités que vit
l’APC avancent que cette incitation à l’attroupement constitue dans
son fond un acte politicien en relation avec la guerre que se livre
certains membres de l’assemblée communale. Ils avancent même que
d’autres personnes issues du monde des entrepreneurs auraient
financièrement contribué dans l’élaboration et la distribution des
tractes dans le but de déstabiliser l’APC. Cette hypothèse, à
laquelle la justice aura certainement à apporter plus de détails
reste cependant confortée par d’autres faits. D’abord, les tractes
qui ont été photocopiés par centaines mentionnent dans leur
évocation du marasme local le problème des deux clubs cités plus
haut, alors que ce même problème a été bel et bien résolu la veille
(mercredi) puisque une dérogation de la wilaya a autorisé l’APC à
débloquer une somme au profit de ces deux clubs dont les joueurs
avaient menacé de boycotter les rencontre jusqu’à ce qu’on daigne
leur verser leurs rémunérations.
Pourquoi dans ce cas présenter une revendication
déjà assouvie ? A-t-on cherché à utiliser le football comme un
détonateur ? Mais quels que soit les tenants de ce qui s’est passé à
Bekkouche Lakhdar, il restera à déplorer la mort d’un homme. Et
toutes ces hypothèses n’omettent en rien au cri de colère lancé par
des citoyens en quête d’une vie meilleure.
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