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Aîn Kechra, El Batha, Zitouna Tarras, Ouled Attia…sous la neige REPORTAGE REALISE EN 2004 |
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Virée en
crescendo vert et blanc
Aïn Kechra est paisible sous la neige
qui entame déjà sa coulée et se dissipe lentement. Comme s’est
dissipé la rumeur colportée avec insistance depuis la matinée et qui
laissait entendre que de grandes manifestations populaires ont eu
lieu dans la ville. Aucune tension n’est perceptible et les
habitants vaquent à leurs occupations. C’est d’ici que les premiers
SOS furent lancés pour venir en aide aux habitants de Hjar Mefrouche.
Et c’est de ces lieux que la neige avait annoncé il y à plus d’une
semaine sa couleur. Hjar Mefrouche c’est encore plus loin et plus
haut. La route qui y mène est bordée d’oliviers à moitié abîmés.
Quelques kilomètres après, le village de Oued Zeguerre. Il y fait
plus blanc et il y règne une activité toute hivernale. La neige
atteint par endroit plus de
Puis plusieurs jeunes s’enflamment
« On ne nous a rien donné, nous avons acheté les denrées de nos
propres poches pour les acheminer vers les habitants de Hjar
Mefrouche ». Les autorités locales répondent « Tout est fin prêt
pour l’alimentation des populations. C’est une question de priorité
et d’organisation. Nous avons tout prévu et des camions de denrées
alimentaires, de gaz, de carburant et de médicaments sont prêts à
acheminer leur cargaison dès que la route sera dégagée. On a tout
prévu. Le secteur militaire peut garantir dans l’immédiat plus de
1000 repas. Nous avons accompli l’essentiel en parvenant jusqu’à ces
lieux, avec l’aide de Dieu, nous serons à Hjar Mefrouche au plus
tard cette nuit » Une déclaration appuyée par les habitants de El
Batha qui estiment, eux aussi, que le plus gros a été fait, le reste
ne devrait plus tarder. Espoir.
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Pour quitter les lieux, il
fallait rebrousser chemin, refaire la même route et s’engouffrer de nouveau
dans le même océan de blancheur, mais en arpentant la descente. Petit à
petit, et à chaque kilomètre parcouru, ce sont des centimètres de neige en
moins. Le brouillard aussi se laisse dissipé. Plus en bas, la commune de Bin
El Ouidène est sans neige. De doux rayons de soleil viennent apporter un peu
de chaleur. Le long de la route, le paysage est le même. Chaque
agglomération traversée ressemble étrangement aux précédentes. Des épiciers
sont ouverts et exposent à même le trottoir leurs marchandises, et puis il y
à un cours d’eau qui semble accompagner parallèlement