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Reportage réalisé au mois de mai 2006
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« Les erreurs » de l’administration
cachées dans un centre de transit |
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Finalement, les familles qui habitaient dans l’enceinte même de la
plateforme pétrochimique de Skikda ont été évacuées et manu militari
pour se voir placées dans un centre de transit. A priori, on aurait
tendance à applaudir cette opération qui dans sa forme est venue à
juste titre évacuer tout risque sur les installations pétrochimiques
du 2ème pôle hydrocarbure national, et elle éloigne aussi
ces mêmes familles des dangers potentiels. Elle permettra même
l’implantation d’une nouvelle raffinerie qui sera incessamment en
chantier. Ce ci dans la forme, mais dans le fond, l’opération qui a
été faite sous la pression directe de Zerhouni et de Chakib Khelil,
n’est pas si simple qu’elle ne parait. Une simple virée au centre de
transit aménagé pour accueillir ces familles suffit à témoigner du
gâchis.
Dans ce centre implanté dans deux
hangars désaffectés dans la zone de dépôt de la commune de Hammadi
Krouma des familles entières ont été déplacées. Une partie habitait
aux alentours de l’ancien domaine Barrot, et l’autre l’ex aérodrome
de Skikda, deux périmètres faisant partie de l’enceinte de la zone
pétrochimique de Skikda.
Au centre de transit les familles sont
entassées dans des ‘box’ de
L’ossature des box est considérée par
les citoyens comme étant un danger potentiel « la moindre flamme
risque de tout emporter en quelques minutes seulement »
attestent-ils. D’autres habitent des tentes implantées aux alentours
des hangars. Les conditions sont insoutenables. La chaleur, la
poussière et l’insécurité. « Nous avons peur pour nos enfants.
Nous savons que ces lieux sont infestés de rats et de serpents. Nous
ne savon plus si on doit dormir ou faire le guet » raconte un
des habitants. Dans cette situation, les enfants sont certainement
les plus malheureux. Ils doivent parcourir plusieurs kilomètres pour
rejoindre leurs établissements d’origine. En plus de leurs
conditions, les habitants évoquent aussi d’autres problèmes demeurés
en suspens. Pour les anciens habitants de Barrot, une partie d’entre
eux raconte « on nous avait promis à l’époque un lot de terrain
en plus d’une somme de 200 000 DA afin de construire nos logements.
Ce n’est qu’en 2005 qu’on nous enfin débloqué 80 000 et depuis on
attend. » Une autre partie des habitant reconnaît néanmoins que
plusieurs habitants avaient réellement bénéficié de lot de terrain
ou de logements mais ils les auraient, à les en croire, vendus.
Cette hypothèse est d’ailleurs reprit par l’administration locale
qui témoigne que l’ensemble des personnes concernés était au courant
de leur évacuation et qu’ils auraient tous bénéficié soit d’un lot
de terrain ou d’un logement.
Aujourd’hui, tous ces
citoyens sont au centre de transit. C’est un fait accomplit, mais
est-ce une raison pour fermer l’œil sur certains dépassements ? Les
habitants racontent qu’avec l’argent fournit par
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